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Discussions autour de l'accord sur les salaires de base dans la distribution d'habillement

Publié le
23 juil. 2020
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Un accord de branche de la Fédération des Enseignes de l'Habillement (FEH) signé en avril 2017 doit entrer en vigueur au 1er septembre 2020. Il prévoit une revalorisation des rémunérations de base des salariés de la branche succursaliste de l'habillement. Mais compte tenu des difficultés de marché et de la crise, certains acteurs du secteur et l'Alliance du Commerce plaident pour un délai supplémentaire de six mois afin de mettre en œuvre ces nouveaux standards.


Pixabay


La nouvelle disposition conventionnelle ne prend plus en compte la rémunération variable (primes personnelles et individuelles) dans le calcul du salaire minimum. Cela implique de modifier l'ensemble des contrats de travail et d'adapter la politique salariale en entreprise. Les sociétés ont eu 36 mois pour s'y préparer. Néanmoins, comme le constate Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du Commerce, "certaines enseignes l'ont déjà mis en place mais d'autres ne sont pas prêtes".

En 2017, au moment de la signature de l'accord, "le secteur n'avait pas encore subi les différentes grèves, le mouvement des gilets jaunes et l'impact du Covid-19. En trois ans, cette succession de crises a fait vivre des moments particulièrement compliqués aux enseignes, qui s'ajoutent aux difficultés structurelles. Pour certaines d'entre elles, voir augmenter leur masse salariale est un risque difficilement soutenable dans cette période. Les impacts sociaux sont actuellement déjà majeurs, ce n'est pas forcément le moment d'ajouter des coûts d'exploitation supplémentaires", exprime-t-il.

Le sujet du décalage de la mise en application a été ouvert avec les syndicats et représentants du personnel depuis quelques mois afin de tenter d'obtenir un report. Les discussions sont toujours en cours. "J'en appelle à la responsabilité de chacun. Ce report est limité dans le temps et permettra de passer cette crise exceptionnelle. L'enjeu est de préserver l'emploi", demande Yohann Petiot.

La FEH représente 400 enseignes et 120.000 salariés pour près de 22.000 points de vente en France. Elle comprend une commission mixte paritaire, réunissant des représentants des salariés et du patronat.

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