×
Publicités
Publié le
4 févr. 2021
Temps de lecture
4 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

E-commerce: +29% de ventes de biens aux particuliers en 2020

Publié le
4 févr. 2021

Les chiffres ont dépassé les projections de la Fevad elle-même. La vente en ligne de biens aux particuliers a explosé de 39,8% au dernier trimestre 2020, portant à 29% la croissance des ventes effectuées sur l'année, contre +5,5% sur l'exercice 2019. La fédération du secteur pointe une "année de rupture", qui a notamment interrompu le recul du panier moyen, tandis qu'un nouveau site de vente apparaissait toutes les 30 minutes, signe d'une digitalisation devenue urgente pour les commerces.


Evolution des ventes en ligne en 2020 et lors des années précédentes - Fevad


Internet a capté 13,4% des ventes du commerce de détail sur l'exercice. Là où cette part de marché grimpe généralement d'un point par an, 2020 marque une hausse soudaine de 3,6%.

Il y a quelques jours, l'Institut français de la mode établissait pour sa part que l'e-commerce avait représenté 21% des ventes de textile-habillement, contre 15% un an plus tôt. Mais, tous secteurs confondus, Internet n'a pas permis de compenser la chute de 4% connue sur l'exercice par le secteur du retail (e-commerce inclus).

La Fevad note par ailleurs que l'année marque un déplacement de gravité du e-commerce, avec le recul des ventes de services, induite par les difficultés des secteurs Voyages et Loisirs. D'ordinaire majoritaire, la part des ventes de services dans l'e-commerce est ainsi passée de 56% à 46,% face aux ventes de biens B2B et B2C qui affichent eux une progression de 32% sur l'année.

Entre ventes de biens et de services, l'exercice a été rythmé par 1,84 milliard d'euros de transactions. Une hausse de 8,5% % qui produit en moyenne de 44 transactions par cyberacheteur durant l'année.

Mais l'un des principaux bouleversements vient du panier moyen, en chute constante depuis dix ans, qui s'est offert l'an passé une hausse de 2,6%, pour s'établir à 61 euros. En parallèle, le nombre de sites marchands s'est quant à lui gonflé de 11% pour atteindre à 182.500 portails.


Evolution du panier moyen, et des ventes en ligne des pure-players et enseignes physiques - Fevad


"Heureusement que l'e-commerce était là !", clame le président de la Fevad, François Momboisse. Il pointe le cas des petits commerçants et restaurateurs qui ont pu amoindrir l'impact de la crise en découvrant ou développant l'e-commerce. "Un axe que l'on veut continuer à couvrir en 2021", indique le responsable.

"Et heureusement pour les clients aussi, car les produits jugés non essentiels pouvaient l'être pendant une semaine, voire deux. Mais des produits comme le textile ou les livres, les clients les ont par la suite jugés essentiels et achetés sur Internet". La Fevad pointe en outre qu'Internet a apporté "un wagon d'oxygène" aux enseignes physiques.

Car ce sont ces dernières qui affichent effectivement la plus forte hausse d'activité en ligne. Le panel iCE100 (qui analyse les principaux portails) montre un bond de 53% des ventes en ligne hors alimentaire pour les enseignes, là où les pure-players affichent une progression plus mesurée de 11% au cours de l'année. Surtout, les deux principales hausses trimestrielles constatées chez les enseignes correspondent sans surprise aux deux phases de confinement.


DR


"Il faut noter que si le premier confinement avait causé pendant quelques jours une chute des ventes en ligne, celles-ci sont immédiatement parties à la hausse au début du deuxième confinement", souligne le directeur général de la Fevad, Marc Lolivier. "Avec par la suite une accélération liée au Black Friday et à l'approche des fêtes."

L'indice iPM, dédié aux places de marché, montre pour sa part une progression de 27% des ventes sur un an, contre des progressions de +14% à +18% sur les quatre précédents exercices. Pour la Fevad, cette progression est notamment à mettre sur le compte de la digitalisation accélérée d'un grand nombre de marques et commerces, qui ont opté pour les marketplaces afin de faire connaître leur offre. Avec naturellement la question de savoir si cette tendance s'inscrira dans la durée.


Fevad


Mais l'année marque déjà une rupture de fond. Pour la Fevad, l'e-commerce repose d'ordinaire sur deux motifs d'achat: le prix et la praticité. Mais la crise sanitaire en a généré un troisième: la peur du virus, qui pousse à privilégier la commande à la visite d'un magasin. Pour la fédération, le coup d'accélérateur de 2020 devrait s'installer dans la durée, les effets de la pandémie n'ayant fait qu'accélérer la tendance régulière à la croissance affichée par la vente en ligne en France.
 

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2023 FashionNetwork.com

Tags :
Business