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13 juil. 2022
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E-commerce: comment les crises sanitaire et environnementale transforment les attentes

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13 juil. 2022

Portées par la crise sanitaire, les ventes en ligne ont connu de fortes accélérations en 2020 et 2021. En deux ans, les ventes d'habillement et de linge de maison ont ainsi cru de 22%, contre 47% pour l'hygiène-beauté. Retour sur les derniers chiffres de la Fevad (fédération de la vente en ligne) analysant la transformation des comportements d'achat, ainsi que la place de la responsabilité sociale et environnementale vis-à-vis des e-commerçants.


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Les e-acheteurs tricolores sont désormais 38% à acheter en ligne davantage qu'au début de la crise sanitaire. Trois raisons sont invoquées. A commencer par des disponibilités plus importantes en ligne, évoquées par 48% des interviewés en 2021 (+22 points par rapport à 2020). Ils sont en outre 46% à citer la possibilité de contourner, grâce à Internet, les contraintes sanitaires. Un chiffre stable par rapport à 2020. 41% citent également la possibilité d'éviter les risques sanitaires (-12 points par rapport à 2020).

Entre 2019 et 2020, le nombre de cyberacheteurs français est passé de 40,1 à 41,6 millions, avant de se stabiliser à 41,8 millions en 2021. A ceci s'ajoute une accélération du rythme d'achat. Interrogés fin 2021, 74% des e-acheteurs indiquaient avoir acheté en ligne au cours des six derniers mois, un niveau stable par rapport à la même enquête en 2020.

Mais l'évolution des comportements en ligne induite par la crise sanitaire n'a pas profité qu'aux pure players. Au contraire, hors alimentaire, ce sont les commerces en ligne des enseignes physiques qui ont connu la plus forte croissance depuis le début de la crise. Croissance qui s'établissait en 2021 à 4% par rapport à 2020, et à 60% par rapport à 2019. Sans surprise, les pics d'accélération correspondent aux trois confinements, soit avril, mai, novembre et décembre 2020, puis en avril 2021.

Des attentes en matière de RSE



La responsabilité sociale et environnementale est devenue un nouveau cheval de bataille pour la vente en ligne. A ainsi été réalisée en novembre dernier une étude montrant que, si leurs achats non alimentaires n'avaient pas été effectués en ligne, 67 % des internautes auraient eu recours à leur voiture pour se rendre en magasin.

Toujours sur le thème de la pollution, le baromètre de janvier 2022 montre que 81% des cyberacheteurs constatent une diminution des quantités d'emballage dans les commandes, et 77% notent le recours croissant aux emballages de réutilisation. Sont également évoquées l'offre de produits écoresponsables (68%), les solutions de réduction de l'empreinte carbone (67%) et l'information sur les pays de production (65%).


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Car le Made in France trouve sa voie dans la vente en ligne: 66% du panel déclare l'intégrer davantage dans ses critères d'achat, et ils sont un nombre équivalent à trouver plus facilement des produits locaux via internet. Ils sont en revanche 56% à pointer des prix plus élevés lorsqu'ils sont Made in France, et néanmoins 48% à indiquer renoncer à un produit s'il ne vient pas d'Europe.

Côté commerçants, 56% des portails interrogés indiquent d'ores et déjà proposer des emballages écoresponsables et/ou recyclables, auxquels s'ajoutent 30% qui prépareraient cette offre. Ils ne sont cependant encore que 16% à employer des emballages réutilisables et/ou consignés, tandis que 37% s'aventureront prochainement sur ce terrain.

Les portails sont en outre 58% à imposer le respect des normes sociales chez leurs fournisseurs (et 21% veulent le faire dans un avenir proche). Ils sont 52% à réduire les achats à fort impact environnemental, 47% à prendre en compte les offres Made In France (et 50% pour le Made in Europe), tandis que 47% indiquent vouloir développer les achats en circuits courts.

La seconde main, valeur montante



A ce jour, 80% des e-acheteurs ont déjà acheté ou vendu en ligne des produits reconditionnés ou de seconde main. Du côté des seuls acheteurs, 50% ont l'an passé acquis des produits reconditionnés ou d'occasion.


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Le principal motif invoqué est la volonté de faire des économies (80%), mais aussi l'envie d'accéder à certaines marques (51%), et le plaisir de dénicher de bonnes affaires (50%). Les raisons écologiques arrivent à la quatrième place, avec 48% du panel. La notion de dépenses contraintes par besoin d'économies budgétaires est quant à elle avancée par 43% des répondants.

Du côté des 70% de cyberacheteurs ayant déjà revendu des produits en ligne, le principal motif retenu est la volonté de se débarrasser de produits inutilisés. Ils sont par ailleurs 27% à exprimer la volonté de renouveler un produit donné. Pour 10% des répondants, il s'agissait notamment de revendre un cadeau qui leur a été fait.

Vinted ferme le Top 5 des plus gros sites proposant de la seconde main, tous produits confondus, avec en moyenne 27,3% des Français visitant le portail chaque mois. L'application lituanienne d'habillement arrive ainsi derrière Amazon (58,3%), Leboncoin (42,6%), Cdiscount (36,3%) et Fnac (30,3%).

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