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20 févr. 2019
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4 minutes
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Ecoresponsabilité : seuls 65,2 % des distributeurs connaissent leurs fournisseurs

Publié le
20 févr. 2019

Interrogés sur leur approvisionnement d’habillement, seuls 65,2 % des distributeurs français indiquent connaître la société produisant les tissus pour leurs vêtements, contre 28,8 % indiquant le savoir « parfois » et pas moins de 6 % indiquant ne jamais le savoir, selon une enquête menée par l’Institut Français de la Mode (IFM) et dévoilée à l’occasion du salon Première Vision Paris. Une enquête menée en novembre par Bernadette Guénou auprès d'une centaine de distributeurs, allant des hypers aux grands magasins, en passant par les magasins populaires et chaînes spécialisées.


Gildas Minvielle (IFM) a présenté les résultats de cette enquête à l'occasion du salon Première Vision Paris - MG/FNW


L’IFM avait déjà en décembre pointé le fossé entre l’aspiration des consommateurs à consommer de la mode écoresponsable et l’investissement des marques sur le sujet (lire l'article de FashionNetwork). Il ressortait en effet que si 20 % des consommateurs interrogés avaient acheté des vêtements durables dans l’année, seuls 8 % des marques indiquaient inscrire le développement durable dans leur stratégie pour l’exercice 2019. « Beaucoup de distributeurs disent que c'est un sujet important, mais "pas pour tout de suite" », indique Gildas Minvielle, directeur de l’Observatoire Economique de l’Institut, confiant sa déception de voir 28,8 % d'entre eux officier sans connaître systématiquement leurs fournisseurs.

Le social avant le durable

Questionnés par l’IFM, les donneurs d’ordre indiquent que, en termes d’écoresponsabilité, leur priorité est aujourd’hui de se fournir dans des pays respectant les droits de l’homme et du travail. Arrivent ensuite la volonté de se fournir dans des pays prenant en compte les risques environnementaux, puis celle de relocaliser leur sourcing en France ou en Europe. Suivent ensuite au classement l’usage de matériaux durables, la traçabilité des fils et matières, et enfin le développement d’une approche recourant à la seconde main.

Dans le détail, 94,6 % des répondants citent le risque de travail infantile comme décisif dans le choix du pays de sourcing, devant le travail forcé (94,2 %), les risques sanitaires et sécuritaires (91,3 %), et dans une moindre mesure les discriminations (73,9 %), les salaires insuffisants pour subvenir aux besoins (68,1 %) et la violation des salaires minimaux (59,4 %).

En termes de risques environnementaux, ce sont les risques liés aux produits chimiques et toxiques qui sont les plus cités (96,9 %) par les distributeurs, devant la volonté d'optimisation du transport le long de la chaîne d’approvisionnement (42,2 %), la forte consommation d’eau (32,8 %) et enfin les émissions de gaz à effet de serre (31,3 %).

Pays à risque et relocalisation

L’IFM s’est penché sur les pays concentrant ces différentes craintes. Dans les deux cas, la Chine et le reste de l’Asie arrivent en tête des zones les plus citées. Pour les questions sociales, 89,4 % du panel d’entreprises citent l’Asie (hors Chine) et 68,2 % la Chine comme zones de dangers sociaux. Zones qui devancent ainsi les pays méditerranéens (30,3 %), l’Europe de l’Est (10,6 %), les Amériques (6,1 %), l’Europe obtenant pour sa part un score parfait de 0 %. Pour ce qui est des risques environnementaux, ils sont 87,5 % à citer l’Asie (hors Chine), 75 % à citer la Chine, 21,9 % à citer les pays méditerranéens, 15,6 % à pointer l’Europe de l’Est, 12,5 % à citer les Amériques et quelque 1,6 % à mentionner l’Union européenne.


Les relocalisations vers l'Euromed sont notamment motivées par la volonté croissante de recourir à l'approvisionnement de court terme - Shutterstock


Cette confiance dans les conditions de production européennes est-elle facteur de relocalisation sur le Vieux Continent ? Le oui et le non arrivent ex-aequo avec 40,3 % des répondants, tandis que 19,4 % indiquent considérer cette option. En revanche, les réponses sont plus tranchées quant aux relocalisations en France : le nom l’emporte à 59 %, contre 26,2 % pour le oui et 14,8 % indiquant considérer l’idée.

La course au court-terme

En revanche, comme le montrait l’étude précédente de l’IFM, pas moins de 34 % des répondants souhaitent doper leur approvisionnement tunisien, 35 % veulent en faire de même avec le Maroc et surtout 52 % avec la Turquie, qui profite toujours d’exportations détaxées vers l’UE. Au sein de cette dernière, si 15 % des donneurs d’ordre souhaitent renforcer leur approvisionnement auprès de sociétés roumaines, ils sont surtout 43 % à vouloir renforcer leur sourcing auprès du Portugal.

Cette évolution géographique du sourcing, également relevée par la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin pour l'année 2018, est notamment appuyée par une modification toujours à l’œuvre des rythmes d’approvisionnement. Ainsi, 32 % des entreprises interrogées comptent réduire leur approvisionnement à long terme, contre 63 % voulant maintenir ces commandes au long cours. Et ce sont les commandes à court terme, qui permettent notamment une réactivité accrue en fonction des ventes, qui vont en profiter. 36 % des entreprises veulent ainsi renforcer l’usage de ce mode de sourcing, contre 61 % souhaitant en maintenir la part dans leurs achats.

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