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29 juin 2015
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Eden Park, ou comment croître à l’international tout en conservant son ADN

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29 juin 2015

Ouvertures à Manille aux Philippines, à Téhéran en Iran ou encore à Amman en Jordanie : Eden Park continue d’explorer son potentiel sur de nouveaux territoires.

Silhouette Eden Park automne-hiver 2015-16 - Eden Park

La marque française revendique déjà une présence dans 35 pays sur des marchés aussi divers que la Grande-Bretagne, le Sénégal, le Canada, l’Italie, la Chine ou la Turquie. Elle est présente chez quelque 200 points de vente à l’international avec plus d’une quinzaine de magasins et des corners dans des grands magasins. Si bien que l’export représente aujourd’hui un quart de son chiffre d’affaires. Et avec des croissances à deux chiffres sur ce volet de son activité, la marque entend encore faire monter cette part.

Pour autant, pour une PME indépendante française, cette croissance internationale n’est pas sans risque. Si sur son marché domestique, Eden Park joue des références au rugby, à l’export, c’est l’idée d’un sportswear à la française, et donc avec un positionnement très haut de gamme, que la marque défend.

Il y a trois ans, la marque renforçait ce cachet sportswear. « Mais nous avons basculé un tout petit peu trop fort en termes de style et cela a failli nous coûter très cher, se rappelle Franck Mesnel, le fondateur et président du directoire de la marque. Nous sommes partis sur des coupes très près du corps, un style différent. Le problème, c’est que nous avions tous les hommes issus du rugby, avec des physiques imposants, qui ne s’y retrouvaient plus. Cela représentait 10 % de notre clientèle. Heureusement nous avons réajusté très rapidement. »

Franck Mesnel, président du directoire de Cinq Huitièmes, la société-mère d'Eden Park - Eden Park


La marque, qui compte 250 revendeurs en France et plus de 70 points de vente à l’enseigne avec les succursales, les franchises et la trentaine de corners dans les Galeries Lafayette, revient donc à des coupes plus opportunes et rassure son réseau français. « Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de créativité, précise le dirigeant, ancien joueur professionnel. Mais nous faisons attention à ce que nous puissions toujours apporter l’élégance à ces hommes aux gabarits différents que j’ai fréquentés sur les terrains. »

La marque redresse donc la barre après plusieurs saisons délicates, notamment du fait d’un marché français complexe. Pour preuve, si son activité à l’international progresse de 20 % à 25 %, son chiffre d’affaires était annoncé à 59 millions d’euros en 2011 et, après avoir chuté en 2012, aurait de nouveau atteint 58 millions d’euros en 2014.

La Coupe du monde de rugby, qui se déroule cet automne en Grande-Bretagne, devrait dynamiser l’activité d’Eden Park sur la fin 2015. Un point majeur car Franck Mesnel, qui reste actionnaire majoritaire avec Eric et Sandra Blanc, pourrait envisager de faire entrer de nouveaux partenaires pour soutenir son développement d’ici quelques saisons. « Tout est possible, mais j’aurais plus envie d’un family office ou d’un industriel qui puisse apporter son expérience, précise-t-il. Ce qui est certain, c’est que je n’ai pas fini ma mission à la tête d’Eden Park. »

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