En Angleterre, 60 % des acheteurs n’auraient aucun intérêt pour les vêtements durables

Les parlementaires britanniques ont récemment invité des marques comme Asos, Boohoo et Missguided à leur exposer leurs commentaires au sujet de l’augmentation des vêtements économiques à usage unique. Mais un nouveau rapport a révélé qu’alors que 71 % des consommateurs apprécient l’idée d’un prêt-à-porter durable, un tiers est prêt à débourser 5 livres supplémentaires tout au plus pour un style plus écologique.


Reuters

En effet, 61 % des acheteurs ne portent aucun intérêt à des vêtements de qualité durable, avec plus de 25 % préférant des vêtements plus économiques qui ne durent qu’une saison, comme l’a montré une enquête réalisée auprès de 2 000 personnes âgées de 18 à 35 ans par la Fashion Retail Academy.

Ces résultats arrivent après le lancement plus tôt cette année par l'Environmental Audit Committee d’enquêtes sur l’impact environnemental et social de la culture fast-fashion au Royaume-Uni.

Selon l’étude, 83 % des consommateurs ont acheté des articles qu’ils n’ont jamais porté et 22.5 % d’entre eux ont dans leur garde-robe plus de 10 pièces jamais portées. En plus de la surconsommation, les jeunes consommateurs boudent les pratiques durables comme le marché de l’occasion ou le recyclage de vêtements non désirés.

Tandis que 12 % des consommateurs jettent leurs vêtements plutôt que de les recycler, plus d’un tiers se refuse à acheter des vêtements d’occasion, toujours selon l’étude. « Les déchets issus de la mode en sont à un tout nouveau niveau et c’est au consommateur de faire quelque chose pour y remédier », a commenté Lee Lucas, CEO de la Fashion Retail Academy.

« Avec la technologie actuelle, il existe de nombreuses façons de recycler ses vêtements et pas seulement en en faisant don, mais aussi en les revendant sur eBay, Depop ou d’autres applications. »

« Le recyclage des vêtements n’est pas seulement bénéfique pour le consommateur, qui peut acquérir des vêtements plus abordables, mais réduit aussi considérablement l’impact de nos vêtements sur l’environnement et réduit massivement notre empreinte écologique », a-t-il ajouté.

Le rapport indique que si l’industrie fait des progrès dans les matières écologiques, les consommateurs doivent être disposés à débourser une somme supplémentaire pour des vêtements durables.

« Le prêt-à-porter durable est toujours plus accessible et si les consommateurs sont prêts à payer plus maintenant, ils en tireront les bénéfices sur le long terme », a conclu Lee Lucas.

Traduit par Sonia Broyart

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