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En Angleterre : des fournisseurs de Boohoo pointés du doigt pour ne pas respecter les protocoles sanitaires

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AFP
Publié le
1 juil. 2020
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2 minutes
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Londres, 1 juil 2020 (AFP) - Ateliers fonctionnant au mépris du confinement et salariés contraints de travailler bien que testés positifs au Covid-19: une association britannique a mis en cause des usines textiles, souvent sous-traitantes de l'e-commerçant Boohoo, à Leicester, ville anglaise reconfinée en raison d'une résurgence du nouveau coronavirus.


Amertume à Leicester, première ville britannique à reconfiner - AFP / Justin Tallis



Selon l'association Labour behind the label, qui milite pour les droits des salariés dans les usines textiles, ces derniers ont été exposés à un risque accru de contamination. Cette industrie compte mille sites connus à Leicester, sans compter les ateliers à domicile, selon l'association.

Reconfinée depuis lundi soir, la ville et son agglomération (plus de 600.000 habitants au total), dénombrent environ 10% de tous les cas recensés dans le pays la semaine dernière.

Avec près de 44.000 morts, le Royaume-Uni est le pays le plus durement touché en Europe et aborde une nouvelle étape majeure du déconfinement avec la réouverture des musées, hôtels et pubs en Angleterre samedi.

Selon les autorités sanitaires, si des cas relatifs à des usines alimentaires et "d'autres lieux de travail" ont été recensés à Leicester il existe aussi des preuves de contaminations au sein des ménages. Elles ne peuvent donc pas "attribuer l'augmentation du nombre de cas à une source ou une autre".

Dans son rapport, Labour behind the label affirme avoir recueilli des témoignages d'employés menacés de perdre leur emploi s'ils ne venaient pas travailler "même s'ils présentaient des symptômes du Covid-19".

"Nous avons entendu parler de plusieurs incidents où des employés qui avaient été testés positifs et devaient venir travailler, et de managers disant aux employés de ne parler à personne des cas positifs." L'association dénonce également des fraudes au chômage partiel et conditions de travail s'apparentant à de "l'esclavage moderne".

La plupart de ces éléments concernent selon Labour behind the label des fournisseurs travaillant avec la marque Boohoo. L'association accuse les usines qui travaillent pour le groupe d'avoir continué à produire à pleine capacité pendant le confinement, avec peu ou pas de mesures de précautions sanitaires, qu'il s'agisse de distanciation physique ou d'équipements de protection.

Boohoo, soulignant que le commerce en ligne était autorisé, a assuré avoir procuré à ses fournisseurs équipements de protection et désinfectants gratuits et assure qu'"aucun" d'entre eux n'a été "affecté" à ce jour.

"Nous avons un strict code de conduite pour nos fournisseurs, qui dans une période comme celle-ci est plus important que jamais et nous n'hésiterons pas à prendre des mesures si nos standards ne sont pas atteints", affirme le groupe.

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