×
Publicités
Publié le
15 déc. 2020
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

En décembre, la consommation mode redécolle en France

Publié le
15 déc. 2020

Après un mois de novembre forcément moribond côté chiffre d’affaires, en raison du second confinement et de la fermeture des commerces jugés non essentiels, les consommateurs renouent avec les achats mode en ce début du mois de décembre. L’Institut Français de la Mode (IFM) dévoile une première photographie de cette reprise: du 1er au 10 décembre, les ventes du secteur textile/habillement ont ainsi enregistré en France un bond d’environ 20% par rapport à la même période en 2019 (hors VAD). Un regain de fin d’année qui vient clore un cru 2020 délicat pour tous les circuits de la distribution mode.


Les Français ont repris le chemin des boutiques de mode en ce début décembre. - Shutterstock


"Cette enquête sur les dix premiers jours du mois de décembre, qui a été réalisée dans un délai rapide et auprès d’une partie des distributeurs, est une très bonne surprise. La tendance de hausse des ventes, qui se situe autour de +20%, s’explique notamment par le décalage du Black Friday, mais sans cet effet calendaire, l’activité aurait de toute façon été comparable voire légèrement supérieure à la même période l’an passé", expose Gildas Minvielle, le directeur de l’Observatoire économique de l’IFM.

La majorité des acteurs mode (chaînes spécialisées, grands magasins, hypermarchés…) constate cette nette hausse, qui est néanmoins un peu moins prononcée chez les détaillants indépendants, dont l’activité de reprise voisine +10% en ce début décembre.

Cette embellie sur les dix premiers jours devrait s’atténuer au cours du mois, selon l’IFM, mais l’activité de décembre sera au moins similaire (voire meilleure, donc) que celle de l’an dernier. En revanche, ce dernier mois de l’année ne va pas redresser à lui seul les ventes de 2020.

Recul d'activité de 20% sur l'année



"Dans un contexte de crise sanitaire, les mois de mars à juin ont constitué une séquence très dégradée, alors qu’au troisième trimestre, durant l’été, l’évolution des ventes ressort à +1,5% par rapport à 2019, grâce au dynamisme des touristes français, au décalage des soldes et à une météo favorable", pointe Gildas Minvielle. Le mois d’août, même s’il s’agit souvent d’un "petit" mois pour les distributeurs, a par exemple montré en 2020 une progression de 7,2%.

"Nous avons le sentiment que les consommateurs possèdent une grande capacité d’adaptation, qu’on ne soupçonnait pas forcément, poursuit-il. La mode est un secteur très sensible à la crise, mais on se rend compte que les Français retrouvent l’envie de consommer et ne renoncent jamais totalement aux achats vestimentaires".

Le confinement automnal a malheureusement donné un coup d’arrêt à cette remise en marche du secteur. Il faut toutefois noter que, d’après les premiers éléments reçus par l’IFM, le mois de novembre (autour de -60% de chiffre d’affaires) n’a pas été aussi mauvais que le mois d’avril (-75%). Le bilan annuel du secteur devrait afficher une perte de 20% de ses revenus en 2020, tous circuits confondus. Il s’agit du scénario le plus optimiste dressé par l’IFM il y a quelques semaines.

Pour 2021, Gildas Minvielle se montre prudent. "Tout dépendra du contexte sanitaire. Il est important de respecter les consignes gouvernementales: avec l’arrivée du vaccin et un peu de discipline, on arrivera à s’en sortir. Ce ne sera pas pour autant une année facile, mais on peut raisonnablement espérer que les résultats soient meilleurs qu’en 2020".

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 FashionNetwork.com