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10 févr. 2021
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En janvier, mode et beauté sont les types d'enseignes qui souffrent le plus

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10 févr. 2021

Si l’on observe le bilan global du commerce spécialisé en France pour le mois de janvier, le repli de 3,5% mesuré par Procos paraît assez contenu. Mais ce chiffre recouvre des écarts importants selon les secteurs. Ainsi l’activité en magasins pour l’équipement de la personne a dévissé de 17%, la beauté-santé affiche une chute de 15% et le sport a plongé de 12%, pendant que les enseignes du secteur du bijou (+5%), de l’équipement de la maison (+6%) et de l’alimentaire spécialisé (+8%) étaient quant à elles à la fête.


Les enseignes mode et beauté ont souffert le mois dernier - Pixabay


Les mesures de couvre-feu et le report des soldes de deux semaines expliquent en partie ces mauvais résultats. De plus, le mois de janvier s’est terminé sur une note négative pour les enseignes avec la fermeture des centres commerciaux de plus de 20.000 mètres carrés à compter du dimanche 31.

Le bilan du mois de février devrait être encore plus délicat pour les acteurs mode et beauté. Entre 10 et 75% des points de vente opérés par les adhérents Procos ont le rideau baissé, ce qui va peser à nouveau sur leur niveau de chiffre d'affaires.

La Fédération pour la promotion du commerce spécialisé regrette que la durée de cette fermeture ne soit toujours pas connue: "Le gouvernement a évoqué trois semaines à un mois mais aucune visibilité n’est actuellement proposée aux acteurs".  D’autre part, les dispositifs d’aide annoncés pour les commerces fermés ne sont pas encore techniquement connus ni mis en œuvre. Procos "participe aux discussions et recherches de solutions mais il est indispensable d’y voir clair rapidement".

Report très faible sur les commerces urbains



Le fait que près de 400 pôles de shopping du territoire soient inaccessibles n’orientent pas pour autant massivement les consommateurs français vers les centres-villes. Depuis le 31 janvier, bien que la fréquentation ait chuté de 93% dans les plus grands centres commerciaux, et de 53% dans les centres commerciaux en moyenne, elle n’a augmenté que de 4% en centre-ville. "Les transferts sont faibles" et les soldes "ne génèrent pas de fortes dynamiques de flux".

Pour Procos, ces considérations montrent "qu’en cas de fermeture plus longue, les réseaux seraient très vite fragilisés parce qu’il n’y a pas de report d’activité et cela augure dès à présent un très mauvais premier trimestre 2021, alors que l'année 2020 a été fortement négative". La reprise n'est pas encore en vue.

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