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5 mai 2021
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En magasin, Pimkie s'ouvre à la vente de vêtements d'occasion au kilo

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5 mai 2021

Après Bocage, Jules ou encore Kiabi, Pimkie se convertit à la seconde main en magasin. Mais l'enseigne de mode féminine du groupe FashionCube a choisi un créneau sur lequel elle semble encore seule, celui de la vente de vêtements d'occasion au kilo. Pour cela, un partenariat a été noué avec le groupe Eureka, spécialiste de la fripe avec ses enseignes Kiloshop et Hippy Market.


Merchandising dédié en magasin pour les produits Re.Love - Pimkie


A la réouverture des commerces dits "non essentiels" le 19 mai, quatre boutiques du réseau Pimkie (à Paris, Lille, Bordeaux et Rouen) arboreront un nouvel espace dédié à la mode d'occasion. Au sein de ces corners baptisés 'Re.Love Shop', les clientes pourront trouver des vêtements émanant principalement de marques japonaises et d'autres griffes internationales. Le prix fixé? 30 euros le kilo durant la saison estivale (de mars à août), et 20 euros pendant la saison hivernale. Un projet qui signe l'introduction de balances en magasin, pour peser les achats, façon épicerie vestimentaire.


La balance - Pimkie


L'enseigne, qui fête cette année ses 50 ans, n'est pas le premier distributeur traditionnel à faire appel au groupe français Eureka (fondé en 1974) et à ses gisements de fripes qu'il collecte à travers le monde. Depuis l'automne 2020, la chaîne de souliers Eram a sollicité l'expertise du grossiste vintage pour installer ses premiers corners mode de seconde main, en choisissant en revanche une vente plus classique à la pièce.  


Tableau indicatif du prix d'un article selon son poids - Pimkie


Pimkie, qui réduit la voilure à l'international (en Allemagne, Belgique et Autriche notamment), entend donc se positionner sur le créneau de l'occasion pour affirmer son virage vers une mode plus responsable, mais aussi tenter de générer des ventes additionnelles. "Parce qu’un vêtement peut avoir plusieurs vies et plusieurs styles, Pimkie prône le 'rien à jeter', et facilite ainsi l’accès à la seconde main pour les personnes qui souhaitent donner une nouvelle chance à la mode", commente l'enseigne, qui prévoit un déploiement national du projet si les premiers tests portent leurs fruits.

Les consommateurs sont en tous cas en demande de ce type d'initiatives: selon une étude Kantar publiée fin 2020, 51% des Français interrogés souhaiteraient trouver des offres de seconde main en boutique, et 37% préfèrent voir et toucher les produits lorsqu’il s’agit d’articles d’occasion. De plus, la part des vêtements de seconde main dans le budget mode des Français progresse, atteignant 9,3% l'an dernier, contre 8,4% en 2019. Soit un montant annuel moyen de 77 euros consacré à l'achat d'habits d'occasion.

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