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27 avr. 2021
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Environnement: l'e-commerce moins polluant que les boutiques mode ?

Publié le
27 avr. 2021

Pour un même produit, l'impact CO² d'un achat en magasin serait 2,3 fois supérieur à celui d' un achat en ligne, selon une étude menée par le cabinet Oliver Wyman, relayée par e-commerce Europe. Effectuée en France, Allemagne, Italie, Espagne et au Royaume Uni, l'analyse souligne au passage l'impact particulier du commerce d'habillement dans les émissions.


Oliver Wyman



L'analyse est uniquement focalisée sur l'émission de CO². Elle prend en compte le transport de l'entrepôt vers le consommateur (y compris déplacement jusqu'en boutique), le packaging, et la consommation énergétique des bâtiments et outils d'informations liées aux ventes physiques et en ligne. Sur trois catégories de produits étudiées (habillement, livre et produit électronique) dans les cinq pays ciblés, il ressort qu'un achat en boutique occasionnerait en moyenne 4.052 grammes de CO², contre 879 grammes pour l'achat en ligne.

La variété des maillages des réseaux d'approvisionnement et les différences de topographies créent naturellement des disparités d'une zone à l'autre. La France afficherait le plus bas taux d'émission pour les commandes en ligne (445g) comme pour la vente en boutique (2.441g). Les plus mauvais chiffres touchant pour leur part respectivement l'Italie pour la vente en ligne (1 020g) et l'Espagne pour le commerce physique (3.586g). En termes de disparité selon les canaux, c'est le Royaume-Uni qui affiche le plus grand écart, avec le commerce physique occasionnant des émissions 6,4 fois supérieures à l'e-commerce, suivi par la France (5,5 fois).

Par produits, la mode arrive en tête des secteurs les plus polluants, avec en moyenne 952 grammes de CO² par achat en ligne, et 5.505 grammes pour un achat physiques, soit 5,8 fois plus. Les émissions pour la vente en ligne vont de 547 grammes en France à 1.096 grammes en Italie, tandis que les émissions pour le commerce physique d'habillement s'inscrivent entre 2.959 grammes pour la France et 7.526 grammes pour l'Allemagne.

Quels facteurs d'émissions selon les canaux ?



Sont évidemment passés au crible les différents facteurs d'émission des deux canaux. Côté commerce physique, le facteur premier est le déplacement du client vers le point de vente (66%) du total, devant la consommation énergétique des commerces et entrepôts (29%). S'ajoutent l'impact moindre du transport entre l'entrepôt et le point de vente (2%), et la consommation liée aux outils informatiques (3%).


Oliver Wyman



Côté e-commerce, aux émissions 4,6 fois inférieures, le CO² est principalement occasionné par la livraison du dernier kilomètre (42%), loin devant la consommation énergétique des outils informatiques (20%) et des bâtiments (19%). Le packaging de transport générerait pour sa part 13% des émissions de CO², auxquels s'ajoutent 5% liés au transfert d'une commande vers le transporteur.

Ce qui n'empêche pas l'e-commerce d'avoir des points d'amélioration à prendre en compte. "La livraison d'un colis par la route à partir d'un entrepôt desservant l'Europe émet jusqu'à 30 grammes de CO² de plus qu'une livraison par la route à partir d'un entrepôt national", pointe ainsi l'étude, qui relève que 14% des cas comptabilisés portent sur de l'e-commerce crossborder, dont 8% à l'intérieur même de l'Europe. Le document d'une centaine de pages mentionne cependant que la livraison de commande permettrait de réduire de 4 à 9 fois le trafic qu'occasionnerait ce même achat s'il se faisait en magasin.


Shutterstock



Des magasins dont l'optimisation des transports dépend largement des commerces. "Les produits des grands commerces sont considérés comme voyageant des entrepôts nationaux aux entrepôts régionaux (dans des semi-remorques de 40 tonnes), puis aux magasins dans des camions porteurs (7,5 tonnes)", explique ainsi l'étude. "Les produits destinés aux petits magasins sont eux fournis sous forme de flux de réapprovisionnement et sont considérés comme des colis B2B: ils sont d'abord envoyés à une station postale depuis un entrepôt national, puis à un magasin dans une camionnette de livraison (quelques boîtes à la fois seulement)".

Si le commerce mode est désormais régulièrement pointé du doigt comme l'un des secteurs les plus polluants, c'est aussi lié à la nature-même de ses commerces, rappelle le rapport. Selon Oliver Wyman, les commerces de mode afficheraient une moyenne de 100 articles vendus par mètre carré. Soit deux fois moins que les autres catégories étudiées. Dopant de fait le bilan carbone par produit de ses surfaces de vente.

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