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Et maintenant le lumbersexuel… ! 

Publié le
today 25 nov. 2014
Temps de lecture
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Depuis quelques jours, une nouvelle formule fait son chemin dans la presse et sur internet aux Etats-Unis. Lancé le 30 octobre dernier par le site Gear Junkie, et relayé en France par les Inrocks, le terme de « lumbersexuel » fait référence à la légende de Paul Bunyan, lumberjack ou bûcheron en français, figure du folklore américain, personnage de contes pour enfants, dont la barbe et le look nature décrirait une toute nouvelle catégorie d’hommes.

Visuel Napapijri


Concrètement, le lumbersexuel prendrait au héros américain tout son attirail:  une barbe, des chaussures de style rando (type Pataugas ou rangers), un sac à dos et la chemise canadienne. Il ajouterait à sa panoplie un Mac dernière génération et un intérêt porté à la nature, à la faune comme à la flore, même en milieu urbain. Une nouvelle tribu que la journaliste Carole Boinet, résume parfaitement dans une formule « métrosexuel version nature et découvertes ».

Il y a 20 ans déjà, le journaliste américain Marc Simpson parlait pour la première fois dans The Independant – le journal britannique -, du terme métrosexuel. Dans un article intitulé “Here come the mirror men, why the future is metrosexual”, il mettait en evidence une nouvelle tribu d’hommes, hétéros, prenant soin de leur image, vivant en ville, avec de bons revenus, et ultra-consommateur.

Dans le détail, Marc Simpson collait au portrait du métrosexuel les attributs suivants : « un homme portant l’after-shave « Cool Water » de Davidoff, des vestes de chez Paul Smith, les mêmes chemises en velours que Marlon Brando, et les sous-vêtements Calvin Klein ». Une nouvelle catégorie d’hommes destinée aux nouveaux marchés de la consommation, rôle que l’hétérosexuel de base, abonné seulement à la bière et aux capotes Durex – le reste de ses achats étant effectués par sa femme ou sa mère – ne parvenait pas à remplir ».

Puis vint en 2005 l’époque de l’übersexuel. A l’origine du mot, une publicitaire américaine, Marian Salzman, vice-présidente de la compagnie de JWT et dont le livre The Future of Men, sorti en 2005, sacrait le règne de l’übersexuel. « Un type d’homme ayant confiance en lui, masculin et stylé, respectant les femmes mais considérant seulement les hommes comme leurs confidents, lisant The Economist ou The New-Yorker » expliquait-elle, « un type hétérosexuel viril, sensible et élégant, du genre George Clooney, Donald Trump, Pierce Brosnan ou Bono ».

Après la vogue planétaire hipster, culminant surtout depuis 2010, et l’émergence d’un mouvement revendiquant une contre-culture souvent caricaturale, émergeait début 2014 la tendance du normcore – la contraction de « normal » et de « hardcore » - décryptée en février dernier dans le GQ U.S comme « l’équivalent couture du phénomène « ugly selfie » consistant à passer le plus inaperçu possible et transformé en phénomène de mode par des créateurs comme Patrick Ervell, Kim Jones ou Jackson Pollock via des collaborations avec des marques comme Patagonia, Birkenstock ou Crocs ».

Cet été, un nouveau mot (déjà apparu en fait en 2012) avait tenté d’émerger des colonnes de Marc Simpson, le même journaliste à l’origine du fameux métrosexuel, défendant cette-fois le concept du spornosexuel. Une version extrême du métrosexuel, dont Justin Bieber et Lucas Locoo seraient les héros, obsédés par le culte de leur corps et de leur image, exhibant sur les différents réseaux sociaux, muscles, tatouages et piercings, des hommes-objets souhaitant être désirés davantage pour leurs corps que pour leurs vêtements ».
 

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