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29 sept. 2005
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Eté 2006 : nouvelle ère pour Gucci, Armani intemporel

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AFP
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29 sept. 2005

MILAN (Italie), 28 sept 2005 (AFP) - Une nouvelle ère s'est ouverte mercredi soir chez Gucci, à Milan, avec la présentation de la première collection de Frida Giannini qui a tourné la page de l'ère Tom Ford avec un style ouvertement rajeuni et simplifié tandis que Giorgio Armani campe sur ses positions avec une garde-robe intemporelle.


Un petite robe signée Gucci présentée le 28 septembre 2005 à Milan - Photo : Filippo Monteforte

"C'est exactement ce que j'attendais. C'est un très bon début", a déclaré à l'AFP Robert Polet, PDG de Gucci group, à l'issue du premier défilé de la nouvelle directrice artistique de la griffe qui présentait sa collection pour le printemps-été 2006.

Finie l'ére Tom Ford de la femme hyper sexy sophistiquée, des jupes en soie et vestes en peaux travaillés à l'extrême, et celle d'Alessandra Facchinetti qui lui avait emboité le pas pendant deux saisons.

Frida Giannini, en charge également des accessoires, fait table rase du passé en voulant habiller une femme plus jeune en quête d'une garde-robe facile à porter. Et à vendre pour le groupe.

Les premières silhouettes? Des vestes étriquées aux épaules pagode sur des pantalons cigarette, des polos rayés comme les maillots de rugby. Les tons sont noirs, blancs avec des touches de couleurs.

Puis viennent des robes unies émeraude ou fuchsia, en crêpe, très fraîches, à peine soulignée de volants. Le sexy est rappelé par les dos souvent dénudés eet les décolleté aguicheurs.

Les imprimés prennent le relais, plein de vitamines souvent appuyés par des broderies. Le soir, les robes longues épousent le corps comme des secondes peaux. Les hauts deviennent minimalistes tandis que les strass parsèment d'éclats roses les noirs.


Un mannequin dans une robe signée Giorgio Armani le 28 septembre - Photo : Filippo Monteforte

Giorgio Armani a fait le plein de stars mercredi, des comédiennes Sophia Loren et Ornella Muti à la lionne Tina Turner et au rappeur Fifty cent.

Sur le podium, du Armani à 100%: des tailleurs pantalons déclinés dans les tons de gris, des jupes rappelant les sarongs ou à volants et un vaste choix de robes longues pour fréquenter les tapis rouges ou marier sa fille.

Le créateur italien reste dans des tons froids, déclinant les gris jusqu'au ciel d'orage. Les lilas, myosotis et celadons apportent une touche rétro à l'heure du cocktail. Une robe bustier grise entièrement rebrodée de guipure rouge donne envie de sortir.


Un mannequin défile dans une création de Trend Les Copains le 28 septembre à Milan
Photo : François Guillot

L'Allemand Tomas Maier chez Bottega Veneta dessine pour l'été prochain une ligne fluide, très féminine. La sihouette se focalise sur la taille, soulignée par des ceintures larges ethniques ou fines en cuir naturel.

Les tons évoluent du blanc au chocolat en passant par le caramel. Les soies, jerseys et crêpes de chine donnent du mouvement aux robes. Des inserts de couleurs façon perroquet réveillent un fond blanc. Ailleurs, des rayures se resserrent sur le buste donnant de l'énergie à des rouges incandescents. Une robe tabac plissée s'annonce comme le hit de la collection pour son chic intemporel.

Le soir, des robes bustier de princesse bleu nuit ou chocolat affichent leur modernité avec des dos nus barrés d'attaches en cuir dans le dos.

Moschino a la vertu de redonner de l'énergie aux plus dépressifs. Chaque saison, le podium s'anime d'un esprit ludique. Au menu cette fois-ci une variation en noir et blanc et beaucoup de trompe-l'oeil.

Des robes à grands carreaux noir et blanc ou à frous-frous donnent le change à de faux colliers dessinés sur des fonds noirs mais réhaussés de perles écrues, des vestes avec un dos imitant le devant. Un trait noir vient dessiner encore de faux volants et faux plis sur une jupe à danser. Le soir, la femme Moschino se prend pour une baby-doll avec une robe courte évasée à manches ballon juste réhaussée d'un gros neud noir sur la poitrine.

Par Dominique AGEORGES

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