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1 oct. 2005
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Eté 2006: une semaine milanaise de la mode sans grand éclat

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AFP
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1 oct. 2005

MILAN (Italie), 1 oct 2005 (AFP) - La semaine de présentation des collections prêt-à-porter féminin pour le printemps-été 2006 à Milan s'est achevée samedi avec le sentiment d'une saison sans grand éclat ni surprise, appuyé par des tendances vues partout ou presque, le blanc et la robe s'affirmant comme les nouveaux best-sellers.


Création de Giorgio Armani collection Printemps-Eté 2006 à Milan
Photo : Filippo Monteforte

"Si un martien descendait sur Terre, il s'exclamerait +tout cela pour çà!+", résume Marie-Noëlle Demay, rédactrice en chef mode du mensuel français Marie-Claire. "C'était vraiment une saison sans grand éclat, sans éclair d'inventivité. Rien pour faire avancer les choses", déclare-t-elle à l'AFP.

Un sentiment partagé par la Britannique Susanne Tide-Frater, directrice artistique du magasin londonien Harrod's : "il n'y a pas eu de surprise. Cette saison confirme l'annonce du changement de mode de la saison dernière : une féminité plus raffinée, romantique, plus simple".

Et Marie-Noëlle Demay d'enfoncer le clou : "la saison suit la ligne commerciale un peu frileuse qu'on sent plus en Italie qu'en France. Jamais les maisons n'ont défilé avec autant d'accessoires". "La maroquinerie est le nerf de la guerre !", rappelle-t-elle.


Creations d'Antonio Marras collection Printemps-Eté 2006 à Milan
Photo : Francois Guillot

Les collections dans leur ensemble ont gagné effectivement en simplicité avec des modèles au luxe plus discret, des constructions moins compliquées jusqu'à un maximum de pureté selon Prada en passant par l'allègement version Gucci où la garde-robe de la jeune Frida Giannini, qui faisait ses débuts sur le podium, sera facile à vendre.

Côté tendance, l'affaire est entendue. Oubliées les gitanes et leurs jupons de l'été dernier, la robe devient la pièce maîtresse de la garde-robe, comme chez Alberta Ferretti, déclinée dans toutes les versions : décolletée, bustier, mini ou longue, asymétrique, droite ou évasée, à plis ou à petites manches ballon. Le bermuda ou le short sont des alternatives tandis que le pantalon fait de la résistance chez Armani ou Versace.

Les vestes sont courtes, nerveuses, étriquées par contraste avec les blouses roumaines aux manches bouffantes.


Création de Roberto Cavalli collection Printemps-Eté 2006 à Milan
Photo : Filippo Monteforte

La féminité s'exprime encore avec les plissés, larges ou étroits, les volants pour border un jersey ou une mousseline, la dentelle, traitée en VIP chez Fendi et Gianfranco Ferré, et les envolées de rubans, noués autour de la taille comme chez Burberry Prorsum, où Christopher Bailey reste dans un registre de douceur poétique.

La taille justement apparaît comme le point de repère de la silhouette, appuyée par de larges ceintures ou de simples liens.

Côté couleurs, le blanc est le grand triomphateur avec ses dérivés, déclinés dans les tons sables. Domenico Dolce et Stefano Gabbana, qui ont fêté leur 20 ans de création, ont érigé le blanc en hymne estival pour des fermières sexy de même que Gianfranco Ferré avec ses latinos précieuses ou Miuccia Prada et ses blancs délavés plus intellectuels.


Creation de la Colombienne Beatriz Camacho collection Printemps-Eté 2006 - Photo : Francois Guillot

Les imprimés se retrouvent relégués au rang d'anecdote et pourtant ils sont inventifs chez Marni, aquatiques chez Emilio Pucci avec des dégradés de bleus attirants.

Les unis apparaissent en contrepoint avec des couleurs vitaminées -- citron, framboise, bleu électrique, vert gazon, rouge coquelicot -- mais aussi beaucoup de tabac, chocolat et cappuccino comme chez Bottega Veneta où Tomas Maier signe une collection toute en élégance.

Cette saison enfin a été marquée par l'annonce du départ de Christian Lacroix de la griffe Pucci, où il officiait depuis trois ans, afin de pouvoir consacrer plus de temps à ses activités parisiennes. Milan attend son successeur mais aussi, à partir de l'année prochaine, le jeune belge Raf Simons qui présentera sa première collection pour Jil Sander.

Par Dominique AGEORGES

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