×
Publié le
7 févr. 2013
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Euro: les professionnels font le souhait d'une stabilité

Publié le
7 févr. 2013

Quels impacts, positifs et/ou négatifs, la valeur actuelle de l’euro (un peu plus de 1,35 dollar) peut-elle avoir sur le secteur ? A ce jour, les avis sont contrastés.

Déjà le président de la République, François Hollande, ainsi que d’autres responsables politiques de la zone euro, s’inquiètent des conséquences négatives que ce cours pourrait avoir sur l’éventuelle reprise économique. Un cours élevé de la monnaie unique aurait comme conséquence de renchérir les biens à l’exportation et donc freineraient ces exportations. Une situation que commenceraient à pointer certains industriels européens.

Mario Draghi: "L’appréciation est un signe de retour de la confiance dans l’euro" (photo AFP)

Mais, à l’inverse, et c’est notamment l’avis de la chancelière allemande, Angela Merkel, mais aussi d’autres économistes, le cours de l’euro facilite le paiement des matières premières et de l’énergie. Un affaiblissement de la valeur de l’euro conduirait automatiquement à un renchérissement des biens entrants…

Pour le secteur de l’habillement, le haut cours de l’euro a au moins le mérite de limiter la hausse des coûts de sourcing dans la mesure où il compenserait en partie la hausse des coûts salariaux, notamment chinois.

Côté exportateurs, les dernières hausses du cours de la monnaie unique n’auraient que peu d‘impact. "Nous vendons déjà des produits à des prix plus élevés que les produits domestiques dans nos pays d’exportation, souligne Jean-Pierre Mocho, président de la fédération française du prêt-à-porter féminin. Or, nos produits font d’abord l’objet d’achats plaisir. Cela veut dire que l’impact du prix reste limité sauf évidemment si le bond de la monnaie était énorme".

Et celui-ci de relever les bons résultats du salon Mode in France que vient d’organiser la fédération du prêt-à-porter à Tokyo. "Malgré la baisse du yen et la hausse de l’euro, souligne Jean-Pierre Mocho, les commandes ont fortement progressé".

En fait, côté professionnels, les interrogations viennent plutôt du yoyo qui pourrait s’instaurer au fur et à mesure des décisions politiques. Les chefs d’entreprises apprécieraient plus de stabilité des monnaies. "A tel point que mes clients me demandent de plus en plus s’ils peuvent remplacer le dollar par l’euro dans la fonction de paiement, souligne Samuel Alimi, dirigeant de la société de sourcing SL Sourcing. Avec l’idée de diminuer les coûts de la couverture de changes".

Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne dans une conférence de presse de ce jour a lui-même précisé sur le sujet: "L’appréciation est un signe de retour de la confiance dans l’euro. Mais en dehors du retour de cette confiance, les taux de change devraient être l’expression des fondamentaux de l’économie. Il a enfin indiqué qu’il souhaitait "voir si l’appréciation se poursuit et dans quelle mesure cela pourrait modifier l’évaluation du risque concernant la stabilité des prix".

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 FashionNetwork.com