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EuropaCity : un rapport ministériel remis à Matignon le 10 octobre

Publié le
today 8 oct. 2019
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Le ministère de la Transition écologique remettra le 10 octobre prochain à Matignon un rapport portant sur la construction du complexe de commerces et loisirs Europacity, qui doit voir le jour en 2027 dans le "triangle de Gonesse", à cheval sur le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis. Un projet situé entre l’aéroport Charles de Gaulle et le Bourget qui divise notamment les riverains.


Le "Collectif des Vrais Gens" le 4 octobre 2019 devant la Mairie de Gonesse - DR


Largement décrié, le projet n’attend pas de sortir de terre pour commencer à rythmer la vie locale. Après les manifestations d’opposants, ce sont une centaine de supporteurs qui se sont réunis le 4 octobre dernier devant la mairie de Gonesse. Un « Collectif des vrais gens » notamment représenté par l’élu LREM Nouredine Maatoug, qui a pu s'exprimer le 27 septembre devant la ministre de l’Ecologie Elisabeth Borne, à l'occasion d'une rencontre avec les différents acteurs locaux.

Porté par la foncière du groupe Auchan, Ceetrus, le projet de 3,1 milliards d’euros porte sur 430 000 mètres carré paysagés intégrant parc d’attraction, parc aquatique, musée, salle de concert, centre culturel, hôtel de 2 500 chambres et la présence de 500 commerces. Un dernier aspect qui s’est considérablement renforcé dans la seconde mouture du projet, et qui fait notamment grincer des dents les centres commerciaux voisins, dont Aéroville et O’Parinor, qui redoutent une cannibalisation accrue sur la zone.

"Europacity peut être une réponse aux besoins d'emplois du territoire !", expliquait de son côté fin août Christian Lema, de l'équipe de développement, évoquant la perspective de 10 000 emplois lors de la phase d’exploitation. "Le territoire de l'est du Val-d'Oise a très peu bénéficié du développement des zones aéroportuaires du Bourget et de Roissy. Nous, on veut que trois quarts des emplois soient pourvus par les habitants du territoire".

"Nous – citoyens du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis (…) – sommes déterminés à ne pas nous laisser confisquer notre avenir et celui de nos enfants", répond de son côté un membre du « Collectif des vrais gens », qui estime s'être fait confisquer la parole par les opposants au projet. « Loin des faux procès de ceux qui veulent faire porter la responsabilité du réchauffement climatique à Europacity, la transition écologique n’a de l’avenir que si elle vise en même temps à réduire les inégalités sociales et territoriales."
 
L’impact écologique occupe en effet une place importante dans les arguments à charge retenus contre Europacity, qui doit prendre place. « C'est irresponsable de vouloir bétonner les terres les plus fertiles d'Ile-de-France », argue Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse, autre opposant qui propose en alternative le projet Carma. Un projet qui vise à faire du triangle une zone de cultures céréalières et maraîchères à même d’alimenter Paris en circuit court, ainsi qu’un centre de recherche dédié à l’agriculture urbaine et périurbaine.