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Publié le
26 août 2022
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Face à l'inflation, Français et Britanniques se privent de certains produits d'hygiène et de beauté

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AFP-Relaxnews
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26 août 2022

Cela n'aura échappé à personne, le coût de la vie ne cesse d'augmenter en Europe, et au-delà, obligeant les consommateurs à rogner sur certaines dépenses, dont l'hygiène et la beauté. Au Royaume-Uni, comme en France, les femmes ont déjà dû faire l'impasse sur plusieurs types de produits et cosmétiques, dont certains apparaissent pourtant essentiels à leur quotidien.


Essence, alimentation, vêtements, abonnements…L'inflation est en train de transformer les habitudes de consommation des hommes et des femmes à travers le monde, qui tentent de rééquilibrer leur budget pour s'adapter à cette hausse constante des prix. Le secteur des cosmétiques - beauté et hygiène - ne fait pas exception, subissant de plein fouet la baisse du pouvoir d'achat des consommateurs. Les études sont unanimes: les hommes et les femmes font - ou envisagent de faire - l'impasse sur certains soins pour la peau, et même sur certains produits d'hygiène.

Moins de soins… et d'exigences

Une récente étude* menée par la marque UpCircle Beauty révèle qu'un Britannique sur cinq s'inquiète de ne pas pouvoir s'acheter des soins pour la peau en raison de l'inflation. Un chiffre qui grimpe à 33% pour les consommateurs les plus jeunes, à savoir les 18-25 ans. Une situation qui pourrait encore se dégrader à l'avenir, puisque 20% des sondés affirment avoir observé une hausse de leurs dépenses en produits de soin depuis le début de la crise.

Au Royaume-Uni, certains consommateurs ont déjà fait le choix de rogner sur leur budget beauté pour parvenir à joindre les deux bouts à la fin du mois. Une personne sur quatre déclare avoir réduit ses dépenses, voire arrêté d'acheter des soins pour la peau, depuis la montée en flèche du coût de la vie. Et si l'on peut considérer que les cosmétiques ne semblent pas essentiels en ces temps de crise, l'étude révèle que ce renoncement peut avoir de lourdes conséquences sur la santé publique. Un Britannique sur six craint ainsi désormais de devoir renoncer aux produits de protection solaire, faute de budget.

L'inflation pousse a fortiori les consommateurs à revoir leurs priorités. Cela passe par un renoncement à certains de leurs engagements et de leurs valeurs. Face à la hausse du coût de la vie, certains - malgré leurs convictions - feront l'impasse sur les produits végans, sans cruauté animale, voire durables, pour se concentrer sur l'essentiel. D'après l'étude, cela concerne actuellement un tiers des Britanniques.

Le renoncement aux produits d'hygiène



En France, les consommateurs limitent également leurs dépenses en produits d'hygiène et de beauté pour rééquilibrer leur budget, d'autant plus que ces deux catégories de produits voient leurs prix grimper depuis plusieurs mois. D'après le comparateur de prix Idealo**, les produits pour le bain (+7%), les produits d'hygiène féminine (+7%), les soins dentaires (+4%), les soins capillaires (+3%), et les protections solaires (+3%) sont les catégories de produits de beauté qui ont le plus augmenté sur les quatre premiers mois de l'année.

Résultat, les Français se privent eux aussi de ces produits considérés comme non, ou moins, essentiels. Une étude, réalisée par Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations*** au printemps dernier, montrait déjà que près d'un tiers des Français (32%) affirment renoncer souvent ou très souvent à des dépenses beauté en raison d'un budget limité. Ils sont 28% à faire souvent ou très souvent l'impasse sur les soins du quotidien, et un sur six sur les produits d'hygiène, parmi les plus essentiels.

Dans le détail, cette enquête nous apprend que faute de budget, 11% des Français se sont vus contraints de renoncer "souvent" au savon, 12% à du dentifrice ou à une brosse à dents, 13% à du shampoing, et jusqu'à 14% à du déodorant. Les plus jeunes et les plus modestes sont les plus touchés par cette précarité hygiénique. Concernant les moins de 35 ans, ils sont 19% à renoncer à du dentifrice ou à une brosse à dents, voire à des serviettes, tampons, et autres produits d'hygiène féminine, et 18% à du savon. Quant aux sondés ayant des revenus inférieurs à 15.000 euros par an, ils sont jusqu'à 27% à se priver de shampoing, 24% de déodorant, et 20% de savon.

Alors que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire vient d'annoncer qu'il ne fallait "pas attendre d'amélioration sur le front de l'inflation avant début 2023", cette situation pourrait encore s'aggraver, faisant craindre une hausse de la précarité hygiénique en France, et dans tous les pays concernés, avec de lourdes conséquences sur le plan sanitaire à la clé.


*Cette étude a été réalisée en ligne par YouGov, auprès de 2.145 adultes, dont 1.137 femmes, âgés de 18 ans et plus, entre le 13 et le 14 juillet 2022.

**Ces données sont issues du relevé du prix moyen pour chacune des catégories mentionnées, entre janvier et avril 2022 sur la plateforme Idealo.fr.

***L’étude a été réalisée en ligne par Ipsos pour L’Observatoire des Nouvelles Consommations E.Leclerc, entre les 24 et 25 mars 2022, auprès d’un échantillon de 1.059 personnes représentatif de la population française âgée de 16 à 75 ans.

(ETX Daily Up) -
 

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