×
Publicités
Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
26 févr. 2021
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Farfetch: les ventes s'envolent, les pertes s'aggravent encore

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
26 févr. 2021

Comme ses concurrents, Farfetch a connu un boom de la demande en 2020. Sur l’année, le montant des ventes de marchandises sur les plateformes de l'e-commerçant (+49%) dépasse les 3 milliards de dollars et son chiffre d'affaires bondit de 64% à 1,7 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros). L'excédent brut d'exploitation atteint 771 millions de dollars contre 460 millions l'an dernier. Une performance qui n'empêche pas le groupe de voir son résultat net après impôts plonger à -3,3 milliards de dollars versus 373,7 millions l'an dernier, soit quasi dix fois plus.


Farfetch


Au quatrième trimestre clos le 31 décembre, les recettes de Farfetch ont augmenté de 41% à 540 millions de dollars (445,63 millions d’euros). Bien que Farfetch soit avant tout un acteur en ligne, il ne se contente plus d’opérer uniquement sur le web et ses rentrées d'argent issues du commerce physique ont progressé de 39,6% à 13,7 millions de dollars (11,31 millions d’euros), malgré les fermetures de boutiques entraînées par les confinements. Cette hausse est principalement imputable à l’ouverture des boutiques New Guards au cours de l’année, compensant partiellement les fermetures de boutiques et la baisse du trafic sur le réseau commercial, conséquences des restrictions liées au Covid-19.

Sur la période, Farfetch passe un jalon important et conclut son premier trimestre d’Ebitda ajusté positif. Sur cette base, l’entreprise réalise un profit de 10 millions de dollars (8,25 millions d’euros), contre des pertes de 18 millions de dollars l’année passée.

Néanmoins, la société reste dans le rouge et creuse ses pertes au quatrième trimestre à -2,3 milliards de dollars (- 1,9 milliard d’euros), contre -110 millions de dollars (- 90,78 millions d’euros) il y a un an.

Dans le secteur des technologies (auquel Farfetch appartient tout autant qu’au retail), il est néanmoins courant de sacrifier les profits pendant des années pour gagner des parts de marché et se développer à grande échelle. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder Amazon.

Malgré tout, les investisseurs commencent à s’impatienter et les actions de Farfetch étaient en baisse jeudi, avant même l’annonce des résultats et après la clôture de la Bourse et la publication des chiffres du quatrième trimestre. En moyenne et depuis le début de l’année, les actions de la société s’échangent pourtant à des prix plus élevés que jamais, à l’exception de certains jours des derniers mois.

Le fondateur, président et PDG de Farfetch, José Neves, affirme que l’entreprise "assoit [sa] position dominante en tant que destination mondiale en ligne pour le luxe… et démontre l’envergure et l’attractivité de [son] modèle d’activité".

D’après le directeur financier Elliot Jordan, les chiffres solides du quatrième trimestre et de l’année entière "dépassent les attentes initiales [de Farfetch]".

Alors qu'au cours des derniers mois les transactions de tiers ont généré 84% des ventes de marchandises en ligne, Farfetch vient de signer un partenariat avec un nouveau vendeur d'envergure, le groupe de luxe russe Bosco di Ciliegi, propriétaire de plus de 40 boutiques monomarques et de quatre grands magasins, dont le fameux Gum.



Avec la rédaction France
 

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 FashionNetwork.com