Fashion Week de Milan : le ready-to-buy divise les couturiers

Le débat sur la refonte des calendriers de la mode anime la Fashion Week de Milan. Dans les backstages des défilés, il n’y a pas un couturier qui ne donne son avis sur la question. Giorgio Armani s’est fendu quant à lui d’une déclaration envoyée, par le biais d’un communiqué, à tous les journalistes.

Le nouveau sac Prada mis en vente juste après le défilé

« Je pense qu'une révision des calendriers est en quelque sorte souhaitable : les temps, et non seulement la révolution numérique, l'exigent. Cependant, je pense qu'il est trop tôt pour être emporté par l'enthousiasme du see now-buy now », explique-t-il.

Pour que cette révolution soit efficace et permanente, il sera nécessaire, selon lui, « d'intervenir à chaque étape du développement afin de créer un mécanisme opérationnel, et pas une simple et énième opération de communication ».

« Je ne suis pas inquiet sur ​​le fait que tout sera en ligne immédiatement sur les réseaux sociaux. Les quotidiens font cela depuis toujours. Je tiens à réaligner le calendrier des présentations avec ceux des ventes dans les magasins avec intelligence, équilibre et bon fonctionnement. Cela exigera du temps et, naturellement, un ajustement de la stratégie à tous les niveaux que je suis prêt à entreprendre », conclut-il.

D’autres Maisons, suivant le mouvement amorcé par Burberry et Tom Ford, ont annoncé leur intention de lancer dès cette saison des initiatives de mises en vente de produit juste après le show. C’est le cas de Prada, qui va commercialiser deux nouveaux modèles, le Cahier et le Pionnière, qui seront disponibles dès le vendredi 26 février, soit le lendemain du défilé, exclusivement dans certaines boutiques.

Celles de Montenapoleone et Galleria Vittorio Emanuele à Milan, de l’avenue Montaigne et de la rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, de Old Bond Street et Sloane Street à Londres. Les deux modèles seront également présents à partir du 4 mars dans les boutiques new-yorkaises de Broadway, Madison Avenue et 5th Avenue.

Le créateur-fondateur de Costume National, Ennio Capasa, prend ses distances pour sa part avec cette logique. « Si l’on travaille uniquement pour satisfaire le marché, on n’a pas le temps de générer du rêve, de l’émotion, de la créativité. En ce moment, il y a trop de marketing », estime-t-il.

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