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Fashion Week de Paris : John Galliano et la marquise Casati à l'ère d'Instagram

Traduit par
Lionel Tixeire
Publié le
today 6 mars 2017
Temps de lecture
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L'humeur et le style de la marquise Casati étaient présents dans presque toutes les silhouettes d'un défilé qui a mis en avant d'audacieuses robes jacquard fleuries, d'impressionnantes vestes croisées couleur or bruni et des tailleurs pantalons en soie orange brûlée. 

John Galliano - automne-hiver 2017 - femme - Paris - © PixelFormula


« Casati ! Nous avons déjà parlé d'elle il y a presque 20 ans lorsque nous avons commencé à nous y intéresser. Cela a commencé en regardant de vieilles photos, en particulier une photo d'elle extraordinairement vêtue », a ainsi expliqué Bill Gaytten, le directeur artistique, faisant référence à un défilé de 1998 alors qu'il était le bras droit de John Galliano.

Ce 5 mars, il s'est agi d'une présentation aux tons audacieux, avec force lamé, jacquard et fourrure, dont la capacité à attirer l'œil semble idéale à l'ère d'Instagram. Luisa Casati a choqué et ravi à la fois la haute société européenne au cours des 30 premières années du 20e siècle, elle qui est connue pour avoir clamé : « Je souhaite être une œuvre d'art vivante ». Un souhait qui pourrait aussi s'appliquer aux millions de fans de mode qu'Internet a permis de révéler. 

John Galliano - automne-hiver 2017 - femme - Paris - © PixelFormula


Le fait que Bill Gaytten soit expert de la coupe et de la construction de vêtements haute couture a certainement aidé lorsqu'il s'est agi de présenter une série de grands manteaux et de vestes pour lesquels la maison a utilisé une technique en biais tri-dimensionnelle pas si près du corps. Il a drapé vestes et manteaux avec panache, avec des smocks astucieux, une occasion de reconnaître aussi le savoir-faire de son atelier.

Le premier rang aussi était merveilleux, notamment Olga Kurylenko et sa robe cocktail rose coupée en biais, qui a fait sensation au sein du Salon France Amérique de l'avenue Franklin Roosevelt.

Avec des modèles coiffés de couvre-chefs en « pagode » du chapelier Stephen Jones, tout cela a contribué à faire de l'événement une formidable démonstration de haute couture. En un mot, la Maison Galliano se porte bien. Luisa Casati en serait satisfaite.

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