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23 janv. 2020
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Franck Sorbier subjugue avec un show équestre époustouflant

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23 janv. 2020

Une collection, un guitariste, un baryton, une actrice, deux pur sang, Fuego et Caïman, et deux cavaliers hors pair, la célèbre cavalière Clémence Faivre et son fils Marco Lurasci… Tous les ingrédients étaient réunis mercredi par Franck Sorbier à Paris, pour mettre en scène un défilé de Haute Couture inoubliable.
 

Franck Sorbier, printemps-été 2020 - ph Dominique Muret


Pour sa garde-robe de l’été prochain, le couturier s’est inspiré de l’actrice mexicaine Maria Felix, femme fatale, dévoreuse d’hommes et étoile du cinéma latino-américain, qui joua notamment dans French Cancan de Jean Renoir aux côtés de Jean Gabin. Une femme à la personnalité fougueuse et latine. Deux éléments, qui traversent de bout en bout la collection et le défilé.

Dans leurs bottines à talon et leur jupes tournoyantes, coiffées de sombreros, les femmes imaginées par le couturier ont toutes du tempérament et un esprit méditerranéen. Les longues robes noires en taffetas tombent jusqu’aux pieds et se portent avec des pèlerines brodées ou des châles-poncho.

Les jupes sont serrées à la taille par une longue ceinture-ruban, ton sur ton, et décorées de motifs ikat ou de galons. Évasées, elles tourbillonnent à chaque pas. Des jupes portefeuille en soie ou organza à longue traîne sont peintes à la main. Les corsages sont rouges ou en organza noir transparent.


Franck Sorbier - printemps-été 2020 - - ph Dominique Muret


"Ce sont des femmes que l’on voit et sur lesquelles on se retourne", glisse le couturier, qui a voulu mélanger "un côté folklorique à des éléments de la grande époque de la couture". "Dans cette collection, le chapeau devient l’accessoire phare de la saison, tout comme les bijoux qui reviennent en force en collaboration avec Harpo. Il s’agit de bijoux navajo en argent avec des pierres. Des pièces uniques travaillées par des Indiens", explique Frank Sorbier.

"Je ne suis pas un mythe, je suis une réalité", proclame l’actrice italienne Antonella Recchia, incarnant Maria Felix au début du show, avant que n’entre sur la scène au petit trot Clémence Faivre dans un long manteau à capuche en dentelle noire. Les passages se succèdent au rythme du flamenco joué par le guitariste. La cavalière s’alterne avec son fils en changeant à chaque fois de tenue, dans une chorégraphie équestre réglée au millimètre, leurs chevaux frôlant pratiquement les spectateurs...
 
S’insère à un moment le baryton Marc Scoffoni, qui entonne la célèbre chanson Maria Bonita, écrite par l’un des innombrables maris de Maria Felix. Pour interpréter l’actrice sur le podium, à ce moment-là, une mannequin vêtue de rouge avec un top et une jupe bordée de rayures ornées de dessins géométriques et rubans. Pour le passage final, Marco Luraschi, juché sur son cheval, accompagne au pas la mariée, en la tenant par la main, tout en délicatesse et élégance.
 


 

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