French Connection : Mike Ashley en pole position pour un rachat ?

Dans un bref communiqué paru lundi, la marque French Connection a confirmé la rumeur selon laquelle elle examine actuellement ses options stratégiques - et pourquoi pas la vente de la société.
 
  
« Le conseil d'administration de French Connection Group plc prend note des spéculations de la presse ce week-end concernant la vente potentielle de la société et confirme qu'il examine actuellement toutes les options stratégiques qui s'offrent à lui dans le but de créer une valeur maximale pour ses actionnaires - ce qui inclut la vente potentielle de la société », peut-on lire dans le communiqué. « Il n'y a pour l'instant aucune certitude qu'une offre sera faite pour racheter la société, ni sur les termes d'une telle offre. »

Mais qui pourrait bien racheter French Connection ? Mike Ashley (dont le groupe Sports Direct détient déjà 27 % de la marque) ou a-t-il trop de pain sur la planche avec House of Fraser en ce moment ? Un grand groupe américain ou européen ? Un conglomérat chinois ? Une société de capital-investissement ? Ou peut-être un confrère britannique ? Stephen Marks, le patron de French Connection, va-t-il tenter de racheter la majorité des parts de l'entreprise ?

Nombreux sont ceux qui doivent compter leurs sous et évaluer leurs chances de l'emporter au moment où nous écrivons ces lignes, mais pour l'instant, personne n'a manifesté son intérêt publiquement.

Toute vente impliquerait la cession par le fondateur et PDG de la marque, Stephen Marks, de sa participation majoritaire. Selon les règles des sociétés britanniques cotées en Bourse, cela engagerait une offre obligatoire pour le reste des actions de l'entreprise.

Qu'est-ce qui a incité Stephen Marks, homme d'affaires septuagénaire, à quitter l'entreprise (en supposant qu'il n'ait pas l'intention de la racheter) ? Début de réponse : des années de mauvais résultats et de pressions intenses de la part des investisseurs malgré les efforts de French Connection pour redresser la barre.

Le conseil d'administration a nommé Numis Securities conseiller financier de la vente. Les 27 % de Mike Ashley lui permettent d'avoir une influence importante sur le destin de la société, mais celle de Stephen Marks est encore plus forte - puisqu'il possède 42 % des parts de l'entreprise.

Les dernières années troublées de French Connection ne doivent pas faire oublier les décennies précédentes, beaucoup plus florissantes ; après la création de l'entreprise en 1969, le succès a été au rendez-vous et la griffe a pu étendre son réseau de vente au détail, tout en introduisant la nouvelle marque FCUK. Ce label, un jeu sur ses initiales, réappropriation ironique du juron bien connu, a attiré l'attention dans les années 1990 - mais dernièrement, nombreux sont ceux qui le jugent démodé.

Aujourd'hui, la mode « tendance » est beaucoup moins chère que les produits de l'entreprise - au cours des six derniers mois, le chiffre d'affaires du groupe a continué de baisser (de 2,4 %, à 58,1 millions de livres sterling, soit 66 millions d'euros, au 31 juillet). Toutefois, ce déclin a eu tendance à ralentir et la perte d'exploitation avant impôts (de 5,5 millions de livres) s'est également améliorée par rapport à l'année précédente, ce qui suggère que les fermetures de magasins et un examen attentif de la production de l'entreprise commencent à porter leurs fruits.

Cela pourrait faire grimper le prix de vente éventuel. Si la performance a continué à s'améliorer au cours des derniers mois (et on ne sait pas encore si c'est le cas, ou si French Connection a été aussi touchée par les vents contraires qui ont frappé d'autres entreprises britanniques), voilà qui pourrait intéresser d'autant plus les éventuels repreneurs de la marque britannique.

Traduit par Paul Kaplan

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