Fusions-acquisitions, quand l’industrie cosmétique arrive à un point culminant

Selon Capitalmind, le marché des fusions-acquisitions lié à l’industrie cosmétique arrive à une phase inédite de son histoire, les entreprises de beauté à capitalisation moyenne doivent donc « atteindre rapidement une taille critique ou s’adosser à un leader mondial ».
Anti-cernes de la marque Too Faced acquise par le groupe Estée Lauder en novembre 2016 - Instagram

Nyx, Becca Cosmetics, Le Labo, Francis Kurkdjian, Frédéric Malle, Atelier Cologne, Carver Korea ou Too faced... Ces dernières années, le nombre de marques de maquillage, soins ou parfums passées aux mains de grands groupes ou de fonds s’est considérablement accru. Désormais, plus de deux opérations de rapprochement ont lieu chaque semaine dans le monde, indique le spécialiste de conseils en fusion-acquisition, qui souligne qu’avec 36 % des transactions au cours des cinq dernières années, l’Europe est le premier terrain de jeu des acquéreurs/investisseurs, devant les Etats-Unis (31 %).

« Trente sociétés de beauté se partagent 63 % du marché. Par rapport à d’autres secteurs, celui de la cosmétique reste particulièrement fragmenté », explique Nicolas Balon, associé chez Capitalmind. Et si L’Oréal, Estée Lauder, Coty, Shiseido et Beiersdorf constituent le top cinq mondial des mastodontes de la beauté, de nombreuses petites marques se partagent les presque 40 % de parts de marché restantes. Des acteurs qui ont souvent besoin de capitaux pour poursuivre ou accélérer leur croissance, alors les grands groupes (mais également les fonds) sont à l’affût des marques innovantes offrant de nouveaux terrains d’expression et répondant aux nouvelles attentes des consommateurs.

Les marques de maquillage semblent être les plus convoitées. Et pour cause, en 2016, les ventes de maquillage ont bondi de 8,4 % alors que le marché global de la beauté a enregistré une croissance de 5 %, à 205 milliards d’euros. D’ailleurs, au cours des cinq dernières années, 38 % des transactions concernaient le maquillage, 32 % les marques de soins et respectivement 15 % pour le parfum et le capillaire.   

Une situation qui entraînerait par ailleurs des valorisations élevées. En novembre 2016, Estée Lauder a ainsi acquis la marque de maquillage Too Faced pour 1,45 milliard de dollars, alors que la griffe réalise des ventes à 270 millions de dollars, en hausse de 70 %. Mais en s’emparant d’une marque aux 9,3 millions de followers sur Instagram, le groupe américain de cosmétique approche les très convoités « millennials ».

Outre les marques de maquillage, portées par la génération « selfie », Capitalmind indique que les marques de beauté active, ou mettant à l’honneur le naturel, mais aussi les applications beauté sont des acteurs à suivre.

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