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G-III renforce l'offre jeans de Tommy Hilfiger et DKNY

Publié le
today 23 déc. 2019
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Le propriétaire de Donna Karan et DKNY a annoncé mi décembre une augmentation de 5,2 % de son chiffre d'affaires au 3ème trimestre 2019, en deçà des prévisions. Le PDG du groupe, Morris Goldfarb, a profité des échanges avec les analystes pour évoquer quelques points stratégiques.


G-III a annoncé le lancement de Tommy Jeans aux États-Unis au printemps prochain - DR


A l’instar d’autres marques établies, plusieurs griffes du groupe américain cherchent à attirer davantage deux clientèles : les femmes et les jeunes. Pour cela, G-III a recruté des stylistes pour ses marques phares afin de pousser son positionnement mode et ses lignes de jeans.

Dès le printemps prochain, Tommy Hilfiger va pousser Tommy Jeans, une ligne destinée à une cible plus jeune. Auparavant intégrée au sein de la division Tommy Hilfiger Sportswear sur le marché nord-américain, cette collection va bénéficier d’un travail spécifique Sa distribution ciblera les rayons denim des grands magasins et des magasins sélectifs.

Le jean sera également mis en avant chez DKNY avec le lancement de DKNY Jeans en deux phases. Une première pour dévoiler les bases au printemps 2020, avant de passer à une mise en route plus officielle et globale dès l’automne 2020.

Ces deux lignes de denim s’ajoutent à la ligne CK Jeans Femme dont le groupe gère, depuis peu, la licence sur le marché américain. L’objectif de ses collections célébrant la toile bleue est clair : séduire une clientèle plus jeune, plus féminine aussi et prescriptrice.


Autre lancement attendu : DKNY Jeans aux États-Unis dès le printemps 2020 - DR


Morris Goldfarb a rappelé aux analystes que le marché du jean aujourd’hui était loin d’être limité aux vêtements en denim : "Vous ne devriez pas entendre le marché du jean de façon trop littérale. C’est un marché ciblant les jeunes et qui comprend les tee-shirts, les sweat-shirts et les blousons pouvant être portés avec un jean. Pour nous, cela signifie que les jeans représentent environ 20 % des ventes et non 80 % comme certains jeanneurs tels que Levi’s ou Wrangler. Etre présents avec nos lignes Jeans nous permet de faire davantage de ventes chez d’autres revendeurs ou dans d’autres rayons chez nos partenaires."

Enfin, le groupe a revu son sourcing et ne produira plus que 50 % de ses produits en Chine d’ici la fin de l’année, contre 80 % il y a trois à quatre ans. Il a donc décidé de relocaliser une partie de sa production sur le continent américain. Cela a entraîné une augmentation des coûts et donc des prix. "A l’heure actuelle, c’est la mode et notre capacité à réagir aux tendances qui permettent de réussir. Nous avons investi dans ce sens. Nous proposons notamment des tissus plus premium, pour des modèles dans l’air du temps. Cela nous a permis de faire passer des hausses de prix, raisonnables, sur nos lignes les plus qualitatives", ajoute Morris Goldfarb.

Si le troisième trimestre 2019 s’est révélé un peu moins dynamique qu’attendu, le groupe demeure un mastodonte du textile. Il a, en effet, franchi la barre historique des trois milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2018. Il avait également doublé son bénéfice net sur cet exercice.

 

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