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Publié le
27 juin 2022
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Gauthier Borsarello dévoile à Paris l’homme Fursac

Publié le
27 juin 2022

Pour sa première présentation à la Fashion Week de Paris, Fursac a emporté l’adhésion. Installé au dernier étage de la Cité de l’architecture et du patrimoine, avec une vue imprenable sur la capitale, la marque française, tombée dans le giron du groupe SMCP en 2019, ne pouvait rêver mieux comme baptême.  Dévoilée dans décor minimaliste, la collection pour le printemps-été 2023, séduit par ses multiples pièces toutes classiques avec twist. Bref, désirables.
 

Le costume, pièce incontournable de la marque - Fursac


 
L’homme Fursac ? "C’est un homme français, qui vient d’un milieu populaire et a réussi dans la vie grâce à son travail. Ce qui m’intéresse, c’est cet élément de recherche et d’évolution personnelle. Mon objectif est de construire pour cet homme un vestiaire complet, qui puisse l’accompagner à chaque étape de sa journée, de sa semaine et de sa vie", nous explique Gauthier Borsarello, qui a pris la direction créative de la marque depuis l’été dernier.
 
Pour l’été prochain, le créateur s’inspire du tout début des années 1980, couplant cette esthétique à une touche de flamboyance méditerranéenne. "C’est un Parisien en vacances sur la Côte d’Azur, à l’hôtel du Cap-Eden-Roc, entre bains de soleil et cocktails, qui fait du bateau cigarette et se balade en voiture décapotable", résume le styliste. Dans ses valises, des pièces basiques chic qu’il associe avec goût selon ses envies, réhaussant la silhouette avec une paire de mocassins et de lunettes noires, tout juste lancées par la maison.

L’univers des courses automobiles est suggéré à travers quelques détails comme ce damier distordu sur un pullover, ce blouson jaune Ferrari aux poches plaquées, tout comme le style pilote d’offshore via le pull marin, le chino à pinces, le blazer à écusson, la vareuse et le coupe-vent en nylon aux couleurs primaires des pavillons nautiques. Ne manque pas, bien sûr, pour compléter la panoplie, le costume, véritable pièce phare de la marque, décliné notamment en rose, ni le smoking ou l’ensemble en denim blanc, ainsi que les tenues de plage, simples mais efficaces, tel ce short de bain porté avec un tee-shirt noir sur lequel s’inscrit en gros le mot Méditerranée, ou cette chemisette éponge en fils coupés, idéale pour le bord de la piscine.
 
En un an, le trentaine, passionné de mode vintage, a rafraîchi la garde-robe de Fursac en y apportant une touche d’élégance nonchalante, tout en travaillant énormément sur le concept de fonctionnalité et durabilité du vêtement, développant les constructions au millimètre pour rendre les pièces tayloring plus confortables dans le mouvement, par exemple avec une emmanchure haute, tout en leur garantissant un tombé naturel.
 
"Je veux que l’homme habillé en Fursac puisse faire deux heures de route en gardant toute son aisance et fraîcheur à son arrivée", indique le styliste, qui insiste sur le concept de "mode concrète et efficiente". Pour renforcer le confort, il utilise par exemple aussi du stretch au côté de matières naturelles comme le coton, le denim et la maille. Cette saison, il fait appel aussi au cuir, et notamment le veau-velours, pour y tailler un très chic trench, commercialisé à 1.850 euros, soit la pièce la plus chère de la collection.
 
Pour se donner un cadre précis, où puiser l’inspiration pour ses collections, Gauthier Borsarello a choisi de se limiter à un espace-temps situé entre les années 1960 et les Eighties. "Lorsque je conçois un vêtement, j’imagine toujours comment le client va le porter et dans quel contexte, que ce soit pour aller à la piscine, chez sa grand-mère ou à un dîner d’amoureux", glisse-t-il.

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