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4 févr. 2021
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Gérard Larcher: "le 'quoi qu'il en coûte' ne peut pas être un mode de vie"

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AFP
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4 févr. 2021

La crise du Covid-19 va laisser "une empreinte profonde et durable" sur les finances publiques, a mis en garde jeudi le président LR du Sénat Gérard Larcher, jugeant que "le «quoi qu'il en coûte» ne peut pas être un mode de vie".


Gérard Larcher, en décembre 2020 - AFP



"Le «quoi qu'il en coûte», ça a été un plan de sauvetage -et je partage ce plan de sauvetage-, mais ça ne peut pas être un mode de vie pour la République", a affirmé M. Larcher devant l'Association des journalistes parlementaires.

"Dans cette crise il fallait sauver l’économie française, l’essentiel a été fait, je le reconnais. Mais quel en est le prix ?", a-t-il interrogé. "La pandémie et ses conséquences économiques vont laisser une empreinte profonde et durable sur nos finances publiques et sans doute sur l’emploi", a-t-il poursuivi.

"La France, déjà lourdement endettée, est l’un des pays européens dont la dette va le plus augmenter : 25 points de PIB en deux ans, et 15 points en Allemagne", a ajouté le président du Sénat, soulignant qu'il "est naturellement exclu de ne pas rembourser cette dette".

"Augmenter les impôts n’est pas non plus la solution" pour Gérard Larcher.
Selon lui, "seule une maîtrise rigoureuse de nos dépenses publiques (près de 64% du PIB en 2020) avec une politique ambitieuse de réformes structurelles nous permettra, la pandémie passée, d’assurer la soutenabilité de la dette, puis réduire progressivement notre taux d’endettement".

"On se met au régime", a encore dit l'élu des Yvelines. "Pour diminuer nos dépenses publiques, il faudra qu'on travaille sur des choses aussi simples que notre propension à multiplier les agences, à multiplier les hautes autorités, à multiplier les normes et naturellement il faudra des réformes structurelles", a-t-il développé.

Evoquant en particulier la réforme des retraites, il a jugé que "c'est vraiment le crash absolu du dialogue social préalable". "Et donc aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour engager à nouveau une réforme indispensable", a-t-il estimé.

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