Gina Guo remporte le concours Supima Design à New York

La native de Pékin Gina Guo a remporté cette année le concours Supima Design, organisé par le spécialiste du coton, à l’issue d’un défilé de gala organisé jeudi soir sur les rives de l’Hudson River, à New York.


Gina Guo, diplômée de l’université Drexel à Philadelphie, a gagné avec une démonstration de coupes et d’imprimés exubérants pleine de brio, le tout accompagné d’un sens très élégant des proportions - FashionNetwork.com/Godfrey Deeny

De façon générale, ce défilé collectif était une impressionnante démonstration de jeunes talents, avec pour thèmes clés le naturalisme d’avant-garde, les imprimés graphiques et des coupes élaborées faisant référence à diverses époques historiques.

« Je suis sous le choc mais tellement reconnaissante à Supima de m’offrir cette chance. Cela m’a semblé irréel, mais maintenant, tout cela paraît tout à fait vrai », racontait Gina Guo, dont la collection s’intitulait « Squelette Blanc ». Préoccupée par la disparition des récifs coralliens, victimes de blanchissement, Gina s’en est inspirée pour une série de looks comme autant de variations sur d’énormes vagues océaniques, des brisants massifs et des plages de galets.

Gina était accompagnée de Linh La, de l’Academy of Art University ; Ilene Martoseno, du Fashion Institute of Design and Merchandising ; Ishwari Vihj, du Fashion Institute of Technology, Shuxian Kong, de l’Université de Kent State ; Andrew Kwon, de la Parsons School of Design; Isabel Hajian, de la Rhode Island School of Design et Yoohyeon Kim, de l’Université Savannah of Art and Design, pour le final. L’accent était mis surtout sur le soir, avec beaucoup de robes diaphanes et hyper-plissées. Chaque finaliste présentait cinq tenues, composée à partir de cinq types de Supima : du denim, du sergé, du tissu chemise, de la maille et de la veloutine.


L’accent était mis surtout sur le soir, avec beaucoup de robes diaphanes et hyper-plissées. - FashionNetwork.com/Godfrey Deeny
 
Les finalistes ont tous été choisis au printemps dernier au sein de huit prestigieuses écoles de modes ou départements consacrés à la mode de grandes universités américaines. Chaque finaliste a d’abord reçu des échantillons de Supima, avant d’être invité à New York mi-juillet pour une découverte plus approfondie de ces tissus. Chacun s’est alors vu attribuer plusieurs mètres de cinq types d'étoffes.

« Nous sommes associés aux principales écoles de design américaines, car elles cultivent, forment et préparent les créateurs de l’avenir de la mode, raison pour laquelle nous avons monté un partenariat avec elles sur ce programme », expliquait Buxton Midyette, le vice-président de Supima, qui a eu l’idée originale de ce prix.

Celui-ci, qui en est à sa douzième édition, est organisé suivant un format unique. Un jury reconnu de professionnels de la mode choisit un vainqueur de façon anonyme : les cinq looks lui sont présentés avec un mini mood board la veille du concours, un format très différent des autres grands prix internationaux comme ceux de l’ANDAM, de Woolmark ou de LVMH. Ce format est conçu pour empêcher les jurés de préférer d’instinct les candidats issus des écoles de design les plus réputées historiquement.

Supima a également des activités en Europe, où l’entreprise soutient le Festival d’Hyères, le plus célèbre des prix destinés aux étudiants sur le vieux continent. Supima présentera d'ailleurs à Paris les idées de cinq lauréats de l’édition de Hyères de ce printemps, lors de la prochaine fashion week à la fin du mois de septembre. Et ce en présence des lauréats en question : la présentation aura lieu dans un endroit tout indiqué pour des Américains à Paris : l’Hôtel de Talleyrand, ainsi nommé d’après le plus grand diplomate français à s’être rendu aux États-Unis.

Traduit par Marguerite Capelle

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