Giorgio Armani excelle en réinterprétant ses fondamentaux

Giorgio Armani a salué avec sérénité après la présentation de sa dernière collection de prêt-à-porter masculin, lundi à Milan. Comme s'il était conscient de l'excellence des vêtements qui venaient de défiler sous son nom. Rayonnant, souriant, il salué son public avant qu'un nouveau logo Giorgio Armani, manuscrit, illumine le fond du podium, composé d'immenses draps blancs.


Giorgio Armani - Printemps-été 2019 - Photo: Instagram/ Giorgio Armani

Un logo puisé dans les archives pour une insuffler une nouvelle attitude en conservant le lien avec l'histoire. D'ailleurs l'article phare de la garde-robe, la veste croisée à double boutonnage, n'a jamais été réalisée et coupée dans une telle abondance et avec un tel panache.
 
Des costumes en coton couleur ciment ; des versions courtes, en lin, à la coupe impeccable ; des carreaux sophistiqués pour les hommes les plus matures ; des costumes magnifiques, en lin couleur ciment clair, de la même teinte que le siège social d'Armani, dessiné par Tadao Ando. Cette étude fascinante du tailleur était parsemée de motifs abstraits, d'allure asiatique, utilisés notamment sur des pantalons cargo ultra-fluides ou sur un quatuor extraordinaire de surchemises.
 
« Les vestes croisées ont toujours fait partie de ma garde-robe, mais je voulais leur donner un caractère plus informel, une légèreté nouvelle. Et je voulais que les jeunes gens se rendent compte qu'une veste croisée peut aisément remplacer un blouson ou une veste en jean. Ou qu'on peut choisir une veste de couleur pour sortir dîner ou prendre un verre sur une terrasse en bord de mer. Portable, accessible à tous. N'est-ce pas ? » interroge le couturier italien dans les coulisses de son défilé.


Voir le défilé
Giorgio Armani - printemps-été 2019 - Menswear - Milan - © PixelFormula

Autre grande nouvelle - très présente à Milan cette saison : le retour du denim, qu'on a vu sur des pantalons de pyjama plein de style, pincés aux chevilles. « Autrefois, le denim était réservé aux plus pauvres ; aujourd'hui, il habille les gens sophistiqués. Les temps changent », plaisante-t-il.

Si sa voix était enrouée, le couturier italien avait l'air très en forme. La plupart des créateurs renoncent à sortir la veille de leur défilé, mais Giorgio Armani devait se sentir en confiance : il était présent au dîner de relance du magazine Uomo Vogue dimanche soir. 
 
« Ce logo était dans nos tiroirs depuis quelque temps. J'ai pensé : il est parfait. Alors pourquoi pas ? » conclut-il, avant d'être submergé par son équipe de mannequins, dont chacun désire un selfie avec l'élégant octogénaire.

Traduit par Paul Kaplan

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2018 FashionNetwork.com

Mode - Prêt-à-porterDéfilés
INSCRIPTION À LA NEWSLETTER