×
7 054
Fashion Jobs

Glamour et énergie au premier jour de la Fashion Week de New York

Par
AFP
Publié le
today 8 sept. 2019
Temps de lecture
access_time 4 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

New York, 8 sept 2019 (AFP) - Christian Siriano et Christopher John Rogers ont pris d'assaut la Fashion Week de New York samedi pour sa première journée officielle avec leur mode débordante de vie et de glamour, impulsant à la Semaine une énergie qui lui a parfois manqué ces dernières saisons.


Christian Siriano - Printemsp-été 2020 - Womenswear - New York - © PixelFormula



Depuis que Christian Siriano a fait défiler, voici trois ans, des mannequins rondes, une première à la Fashion Week, le couturier a été propulsé sur le devant de la scène du prêt-à-porter américain.

Samedi, il a offert à ses fans, parmi lesquels les actrices Lucy Liu et Sarah Michelle Gellar, ou la chanteuse Meghan Trainor, toutes présentes, une collection plus créative que jamais.

Spécialiste des robes de soirée, il a joué avec les limites du formalisme vestimentaire qui sied aux événements mondains. Avec finesse, il a procédé par petites touches glamour, un grand noeud ici, des épaules bouffantes là, ou des manches ouvertes jusqu'aux poignets.

Christian Siriano a expliqué à l'AFP avoir été inspiré par les artistes actuels du "pop art", en particulier Ashley Longshore, connu pour sa peinture très colorée et chaude.

Durant le défilé, sur le podium, la peintre de la Nouvelle-Orléans a d'ailleurs mis la touche finale à de grands portraits de Lady Gaga, Frida Kahlo ou Laverne Cox.

Christian Siriano voulait ainsi célébrer les "femmes puissantes", à travers "l'utilisation de la couleur, la texture, l'humour, mais aussi le raffinement", a-t-il détaillé.

Devenu le porte-étendard de la diversité dans la mode américaine, Christian Siriano constate que le secteur tout entier est en train de bouger. "J'espère que nous allons aller plus loin, mais je trouve que nous faisons du bon boulot."

Christopher John Rogers, le cosmopolite

Avec la même énergie facétieuse, le jeune designer Christopher John Rogers a fait chavirer samedi l'assistance de son défilé, salué par une ovation debout, qui lui a tiré des larmes.


Christopher John Rogers - Printemps-été 2020 - Womenswear - New York - © PixelFormula



Originaire de Baton Rouge, en Louisiane, "CJR" fait partie de cette nouvelle génération émergente de designers afro-américains, dont les figures de proue sont Virgil Abloh ou Kerby Jean-Raymond (Pyer Moss).

Ce dernier était d'ailleurs au premier rang du défilé, samedi, tout comme Diane von Furstenberg ou Joseph Altuzarra, un signe.

Ecouter le créateur de 25 ans parler de son inspiration, c'est embarquer avec un imaginaire sans frontière, qui a marié, cette saison, les clowns du cinéma italien, la peinture de Gauguin et les silhouettes des années 1920, entre autres.

Les premiers se retrouvent dans des robes ultra-bouffantes, la deuxième dans l'utilisation de madras avec plis à l'antillaise, et le troisième avec des jupes crayons et robes cocktails.

"Je voulais me saisir de toutes ces choses et ne pas faire sentir que nous ne pouvons être qu'un", a expliqué Christopher John Rogers après le défilé. "Nous sommes tout cela."

Le designer a aussi mélangé les matières, du lycra à la toile utilisée pour les sacs en tissu, en passant par la laine ou le lin.

"Nous sommes auto-financés", souligne le couturier, ce qui l'incite à valoriser des matériaux qui pourraient être considérés comme moins nobles que ceux utilisés généralement dans le prêt-à-porter haut de gamme. "Tout ce que nous pouvons trouver, nous en faisons la plus belle version possible."

Khaite en sensualité

Appréciée pour sa mode pointue, au style intemporel, la maison Khaite a surpris par son audace nouvelle pour sa collection printemps 2020, en brouillant un peu ses repères habituels.

Beaucoup de superpositions, des mélanges de matières, des imprimés, cette livraison versait dans le romantisme, inspirée par la maison de famille des grands-parents de Catherine Holstein, la créatrice de Khaite.

Mais la designer a préservé la forte sensualité de sa ligne, celle qui a fait se pâmer les réseaux sociaux devant un soutien-gorge en cachemire porté par l'actrice Katie Holmes.

Elle s'est aussi attachée à maintenir ses pièces ancrées dans le quotidien, portables en toutes circonstances.

"Je suis profondément féminine, mais je suis aussi pratique", a-t-elle expliqué à l'AFP. "Je passe de l'un à l'autre. (...) Pour renforcer la féminité et ne pas tomber dans le gentil et le joli, il faut de l'équilibre et de la structure."Par Thomas URBAIN

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2019 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.