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20 déc. 2019
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Good People : quand la maroquinerie sublime l'artisanat traditionnel des pays en développement

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20 déc. 2019

Jusqu’au 23 décembre prochain, Face To Face, la plateforme qui fédère des créateurs indépendants de mode responsable, installe un pop-up store au sein du nouvel hôtel parisien Grand Quartier, situé à proximité du canal Saint-Martin. L’occasion notamment de découvrir la marque française de maroquinerie Good People et ses sacs en raphia tissés à Madagascar.


Sac de la collection Good People été 2020 - Good People


L’histoire de Good People s’esquisse en 2015 lorsque Clémence Goudard décide d’arpenter seule les routes d'Afrique de l'Est. Un périple de plusieurs mois qui s’achève à Madagascar où elle rejoint La Maison d'Aïna. Au sein de cette ONG franco-malgache qui œuvre à éduquer les enfants et orphelins pauvres, Clémence, diplômée en stylisme-modélisme à Mod’Art et titulaire d’un master en management de la mode du Berkeley College à New York devient tour à tour professeure de français et d’anglais.

"Grâce à cette expérience, j’ai découvert un artisanat local très fort, mais très peu développé. Les femmes tissent la rabane mais les produits finis sont souvent des paniers bas de gamme qu’on retrouve à 10 euros sur nos marchés", détaille Clémence Goudard. Elle veut alors proposer à ces femmes un cahier des charges "digne des maisons de luxe françaises" pour créer une pochette haut de gamme déclinée en plusieurs coloris.

En 2016, munie d’une dizaine de pièces, la jeune femme part faire le tour des boutiques en France. Aujourd’hui, Good People propose une véritable collection de sacs en raphia, pochettes et accessoires arborant des formes contemporaines. Des produits moyen-haut de gamme (de 110 à 250 euros pour un sac) désormais disponibles dans un centaine de points de vente en France, mais surtout aux Etats-Unis et au Japon, parmi lesquels Nordstrom, Anthropologie, ou Tomorrowland.

Pour la fabrication, Good People fait appel à 53 femmes réparties en deux ateliers situés à Ambatolampy et Antananarivo. Les couturières ont également été formées à la machine à coudre, notamment pour poser la doublure en tissu italien à l’intérieur des sacs. "Les couturières vivent souvent loin des ateliers, elles ont donc la possibilité de venir chercher les matières premières à l'atelier et de tisser depuis leur maison", précise Clémence Goudard. Les femmes sont ensuite payées à la pièce, il faut environ trois à quatre heures pour tisser une pochette, et environ deux jours pour un sac.
 
Son affaire étant rentable depuis environ six mois, Clémence Goudard cultive désormais l’ambition de travailler le capim dourado (herbe d'or) avec le Brésil (un projet pour le moment repoussé en raison des incendies qui ont ravagé une partie de l’Amazonie, ndlr) ou encore la fibre de lotus au Cambodge. 

La créatrice viendra à Paris partager son expérience le 17 janvier 2020 lors d’un talk organisé à la porte de Versailles, sur le salon Who’s Next.
 

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