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Haine sur les réseaux sociaux : la liste des entreprises rejoignant le boycott s'allonge, Facebook plie

Publié le
1 juil. 2020
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Unilever, Coca-Cola, Levi's, Starbucks ,The North Face, Adidas, Puma... La liste des entreprises annonçant suspendre leurs publicités sur Facebook durant le mois de juillet, voire au-delà, s'allonge inexorablement depuis la polémique lancée par un post controversé, car jugé mensonger, du président Donald Trump laissé tel quel. Elle seraient aujourd'hui plus de 200 marques à boycotter Facebook. De quoi faire changer d'avis son patron Mark Zuckerberg, et le faire flancher.


Archives - AFP


Parmi les poids lourds à s'être positionnés très tôt contre le non-interventionnisme du réseau social face aux messages haineux et de désinformation, on trouve le géant mondial de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever qui a annoncé vendredi dernier mettre un terme à ses publicités sur Facebook, Twitter et Instagram aux États-Unis jusqu'à la fin de l'année au moins, évoquant une "période électorale polarisée".

La firme américaine a répondu à l'appel de la campagne #StopHateForProfit ("Non à la haine pour le profit"), lancée le 19 juin dernier et soutenue par la Ligue antidiffamation (ADL), l'Association nationale pour l'avancement des personnes de couleur (NAACP) et d'autres groupes de défense des droits.

Les firmes allemandes Puma et Adidas se joignent au mouvement



Ce mardi, ce sont les équipementiers sportifs Adidas et Puma qui ont rejoint le mouvement. "Le racisme, la discrimination et les propos haineux ne doivent pas avoir leur place, ni dans notre entreprise, ni dans notre société", a déclaré Adidas dans un communiqué transmis mardi à l’AFP. Cette suspension concerne aussi sa filiale américaine Reebok.

Même son de cloche chez son rival Puma qui dit participer à un "effort global visant à créer des changements positifs" et à "améliorer la plateforme de Facebook en exigeant la suppression des conversations inexactes, hostiles et nuisibles".

Tous les réseaux sociaux, mais Facebook tout particulièrement, se voient reprocher de ne pas faire assez pour éliminer les publications racistes ou haineuses sur leur site. Ces critiques - qui ne sont pas neuves - ont pris de l’ampleur depuis la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis et dont la vidéo a choqué le monde entier et déclenché des manifestations anti-racistes aux États-Unis et ailleurs.

Facebook réagit



Face à la polémique et devant les pertes colossales que peuvent entraîner ce boycott, Facebook a annoncé dès vendredi qu’il allait durcir sa politique de modération sur son réseau social. Le patron du groupe californien a déclaré que Facebook retirerait désormais plus de types de publicités "incitant à la haine", et masquerait les messages considérés problématiques des politiques, jusqu'à présent tolérés tels quels.

Facebook a également annoncé de nouvelles règles de hiérarchisation des articles sur le fil d'actualité des utilisateurs, pour favoriser l'information de qualité et lutter contre la désinformation et le sensationnalisme stérile.

Enfin, ce mardi, le réseau a banni des groupes se réclamant de la mouvance d'extrême-droite américaine "Boogaloo", une action de plus du réseau sous forte pression pour purger la plateforme des contenus racistes, violents, haineux et aussi trompeurs.

(La rédaction avec AFP)

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