×
Publicités
Publié le
16 janv. 2014
Temps de lecture
2 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Haïti dans l’attente d’un nouveau salaire minimal

Publié le
16 janv. 2014

Le 1er janvier devait marquer la mise en place d’un nouveau salaire minimal à Haïti. Mais pour l’heure, aucun changement n’est intervenu. Une situation délicate à l’heure où plusieurs ONG accusent les fournisseurs textile de ne pas appliquer le minimum déjà en place.

Photo AFP - AFP


SumOfUS et Workers Rights Consortium accuse ainsi les entreprises locales de "vol de salaire", les travailleurs étant privés de 20 % à 34 % du salaire auquel ils ont légalement droit. Le rapport du second pointe même la "complicité tacite" de commanditaires américains, tels que Gap, Gildan, Hanes, Kohl’s, Levi’s, Russell, Target, VF ou encore Walmart.

Aujourd’hui, les ONG en appellent néanmoins aux marques pour pousser les fournisseurs à doper les salaires. Les drames marquants ayant touché l’industrie bangladaise ont en effet changé l’approche du problème ouvrier par les grands groupes, désireux de lisser leur image.

Le conflit entre la haute autorité haïtienne des salaires et les syndicats a mené à la grève dans de nombreuses usines de l’île à la fin de l’année 2013. Trois ans après le séisme qui a ravagé le pays, la peur de faire fuir les commanditaires étrangers est plus que jamais présente.

Depuis le drame, l’industrie locale de l’habillement cherche ainsi à diversifier ses commandes en tentant de séduire les groupes européens. Notamment grâce à un transport gratuit via les bateaux fournissant l’île mais repartant vide vers le Vieux Continent, et des frais de douanes réduits.

Le secteur haïtien du textile/habillement compte une vingtaine d’entreprises qui emploient 31 000 Haïtiens. L’ensemble génère un chiffre d’affaires de 800 millions de dollars, ainsi que 90 % des exportations du pays. Ce dernier est touché par un taux de chômage tutoyant les 40 %. Avec un salaire journalier minimum de 200 gourdes, reste à savoir quel compromis sera trouvé entre l’augmentation à 225 proposée par les autorités, et la hausse de 500 % réclamée par les syndicats.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 FashionNetwork.com