Haute couture à Paris : Schiaparelli pop, Iris Van Herpen organique

La maison Schiaparelli a célébré lundi une féminité flamboyante, nourrie d'esthétisme pop, tandis que la jeune Iris Van Herpen a dessiné des silhouettes tout en transparence et très organiques, avant la première collection de haute couture de Maria Grazia Chiuri chez Dior, pour le printemps-été prochain.

Chez Schiaparelli, le directeur artistique, Bertrand Guyon, a apposé sur des tenues élégantes et d'une grande fluidité des motifs en forme de homard, de coeur ou de cadenas, emblématiques de cette maison au style empreint de fantaisie.

Le vestiaire se compose de smokings, de tuniques flottantes semblables à des kimonos, de mini-robes portées avec des cuissardes de couleur vive (jaune, orange, rouge et rose) et de capes légères dessinant une silhouette à la fois féminine et conquérante. 

Les détails et les accessoires abondent : rubans dans les cheveux, pendentifs en forme de cages... Le graphisme est omniprésent, faisant écho aux oeuvres de Cocteau comme retravaillées avec la palette pop du photographe de mode Guy Bourdin.

Après une parenthèse de 60 ans, Schiaparelli a fait son retour sur les podiums en 2013. La maison a été rachetée en 2007 par l'homme d'affaires italien Diego Della Valle, du groupe Tod's. Elle vient juste de se voir décerner l'appellation « haute couture », label juridiquement protégé, qui récompense un travail sur-mesure et à la main, et rejoint dans ce cercle fermé 14 autres maisons (dont Chanel, Christian Dior, Givenchy, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela, Giambattista Valli...).

Le programme des défilés de haute couture, spécificité parisienne, comprend aussi des membres « invités », qui n'en ont pas l'appellation officielle. 

C'est le cas de la Néerlandaise Iris Van Herpen, qui a aussi défilé lundi matin. Chez elle, la féminité est avant tout organique et minérale : les robes (noires, grises ou écru) s'apparentant à des plaques de givre, des écailles de sirène ou des créatures marines.

Pour la collection baptisée « Between the lines » (« entre les lignes »), la créatrice joue de la transparence et des illusions d'optique, et fait appel à la soie et à des matières plastiques découpées au laser comme pour des griffures ondulées. 

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