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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
28 janv. 2022
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Haute couture: renaissance chez Juana Martin, arc-en-ciel chez Yanina Couture

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Clémentine Martin
Publié le
28 janv. 2022

La journée de clôture de la semaine de la Haute Couture, marquée par une pléthore de défilés physiques, s’est terminée avec deux bonnes surprises de la part de maisons étrangères. Jeudi 27 janvier, la créatrice andalouse Juana Martin a fait son retour à Paris avec un défilé présenté sur fond de tapisseries de Goya à l’ambassade d’Espagne, deux ans après son dernier défilé physique dans la capitale française.


Juana Martín


"Revenir à Paris, c’est une renaissance. La pandémie a jeté un voile d’obscurité sur tout et remettre la machine en marche a été très compliqué. Mais il faut prendre des risques, poursuivre sa vie et miser gros sur la mode espagnole et andalouse", soutient la créatrice. Elle n’hésite pas à revendiquer sa "force féminine" et souligne l’importance d’être la seule maison espagnole représentée au calendrier officiel de la Haute Couture. Une responsabilité que Juana Martin endosse avec fierté. "Dépasser les préjugés qui me collent à la peau en tant que seule femme gitane à la tête d’une grande marque est parfois difficile, mais je le prends toujours comme un défi", sourit la créatrice espagnole, coiffée comme à son habitude du chapeau traditionnel de Cordoue, sa ville d’origine.

Au total, ce sont 22 looks entièrement en noir et blanc qui ont défilé, reflétant "la lumière au bout du tunnel, que l’on perçoit après une longue période de tristesse", associée à deux ans de pandémie. Pour célébrer son retour aux défilés physiques, Juana Martin insiste sur l’artisanat typique de sa terre d’origine et sur ses racines gitanes, symbolisées par l’univers du flamenco. Le résultat ? Des silhouettes voluptueuses chargées des volants caractéristiques des robes andalouses, avec des pois réinterprétés sous forme de sequins rock’n’roll, avec des manches volumineuses et des capes en organza, en guipure et en dentelle.

De leur côté, les tops superposent plusieurs épaisseurs de soie pour donner l’impression de fleurs printanières, tandis que les vestes courtes osent une touche masculine. Les mini-robes transparentes brodées de pierreries, elles, offrent des options plus suggestives. Du côté des accessoires, on retiendra surtout cinq modèles de lunettes de soleil de la griffe VOA Collective, confectionnés par des artisans japonais.


Yanina Couture


Quelques heures plus tard, ce sont les propositions de la marque russe Yanina Couture que l’on a pu admirer. Chargée de clôturer l’agenda des défilés physiques, la maison a profité de l’occasion pour présenter ses robes de cocktail dans les superbes salons de l’ambassade de Russie à Paris, un bâtiment pour le moins cossu situé dans le XVIe arrondissement de la capitale. À la surprise de l’assistance, le défilé a commencé par une mini-robe portée avec une voluptueuse veste composée d’ondes de gaze, teintée aux couleurs de l’arc-en-ciel. D’après la créatrice elle-même, c’est le modèle qui a remporté la plus franche adhésion. Une ode à l’optimisme et à la liberté, que l’on retrouve dans les premières silhouettes du défilé.

Ambiance années 1970, musique disco, effets vaporeux et réminiscences de Brigitte Bardot : voici les lignes directrices d’une collection qui reflète l’explosion des couleurs propre au printemps à travers une palette chromatique intense. Abondent également les motifs géométriques, les manches ballon, les effets d’ailes de papillons, les volants superposés, les capes volumineuses, les détails en plumes et les pierreries semi-transparentes sur une série de looks blancs et métallisés, pour un résultat d’une grande fraîcheur.

"Deux ans plus tard, je suis extrêmement heureuse de revenir à Paris, chargée d’énergie positive. C’est la collection la plus émouvante de ma carrière, qui parle de la nature, de l’envie et de l’énergie de vivre. Maintenant, nous apprécions beaucoup plus tout ce que nous avons, toutes ces choses simples que nous ne pouvions même pas voir avant", soutient Yulia Yanina. La créatrice moscovite ne cache pas son émotion. "Nous devons recommencer à profiter, à rêver, à célébrer de grands événements, à investir les tapis rouges", insiste-t-elle, bien déterminée à revenir au mois de juillet prochain avec encore plus de nouveautés.
 

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