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22 juin 2020
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Hauts-de-France : une organisation pour rassembler les filières du textile et de l'habillement

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22 juin 2020

La crise du Covid-19 aura eu pour effet de rapprocher les acteurs de la filière. L’UIT Nord, émanation locale de l’Union des industries textiles, et l’Uric-Unimaille, Union régionale des industries de la confection et de la maille, annoncent se regrouper pour former une nouvelle entité : l’Union des industries textiles et habillement du Nord, ou UITH Nord.


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Une nouvelle organisation qui représente près de 170 entreprises de la filière textile-habillement locale. La région des Hauts-de-France est le deuxième bastion tricolore du secteur, derrière l'Auvergne-Rhône-Alpes, avec quelque 400 structures, 13.000 emplois et 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Respectivement rattachées à l’UIT France et à l’Union française des industries mode/habillement, UIT Nord et Uric-Unimaille officiaient déjà conjointement depuis 2009.

“En tant qu’unique organisation professionnelle représentative du textile et de l’habillement en région Hauts-de-France, UITH a de nombreux défis à relever pour assurer le développement et la modernisation du secteur”, indique la nouvelle organisation. “Dans le contexte de crise économique actuel, UITH est plus que jamais consciente du rôle qu’elle a à jouer dans la préservation des savoir-faire et dans la croissance de l’activité textile-habillement. Elle souhaite également être au rendez-vous des grands défis de société à venir."

L’UITH se donne comme objectif de développer des actions de lobbying pour défendre les intérêts de la filière locale, notamment sur les questions de la relocalisation et de l’autonomie industrielle évoquées durant la crise par l’exécutif.

Ce rapprochement des fabricants de textiles et des façonniers n’est pas un épiphénomène. Avec la forte mobilisation de la filière autour des masques sanitaires, ces deux segments industriels voisins ont dû se coordonner pour assurer un approvisionnement fluide. “Tisseurs et façonniers n’ont jamais autant communiqué, autant échangé sur leur fonctionnement respectif”, nous indiquait dès début avril Sylvie Chailloux, présidente de Mode Grand Ouest. 

Une union en pleine crise qui a cependant un coût, avec désormais l’équivalent de quelque 60 millions de masques made in France dormant dans les stocks des façonniers et tisseurs, à l’heure où les importations à bas prix ont pris le relais. Un écueil potentiellement dévastateur pour la trésorerie des entreprises.

Bercy, qui avait poussé les entreprises à accélérer leur production en avril et mai, a récemment lancé une mission pour promouvoir ces masques fabriqués en France. Mission qui n'entraîne pas un optimisme débordant chez les industriels contactés.
 

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