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6 févr. 2019
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Hero Seven : un héros très discret qui affiche une belle croissance

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6 févr. 2019

Il n’y a pas que des héros très discrets au cinéma. La mode aussi connaît son lot de dirigeants quasi secrets. Le fondateur d’Hero Seven, Erroll Teboul, en fait partie. Il préfère la discrétion à des déclarations intempestives. Pas le genre de la maison. Pourtant, la griffe marseillaise de mode masculine n’a pas à rougir de ses résultats.


La marque se positionne aussi bien sur le sportswear que le city - DR


Après avoir ouvert trois nouveaux magasins en succursale l’année dernière, à Lyon, Avignon et Metz, elle mise sur quatre ouvertures, pour le moment, en 2019 à Nice Cap 3000 et à Juan-les-Pins en propre, et au Cap Ferret et à Saint-Tropez pour des magasins saisonniers en franchise. Une fois ces magasins inaugurés, elle disposera de douze boutiques permanentes et deux saisonnières en France. Hero Seven est également diffusée dans plus de 300 multimarques sur le marché français. Si la distribution en wholesale a été stable en 2018, les ventes dans les magasins monomarques ont augmenté de 50 %. Le chiffre d’affaires en 2018 a progressé par rapport à 2017 et affiche 6,4 millions d’euros.

Présente au Who’s Next à Paris, elle a également participé pour la première fois au Pitti Uomo à Florence en janvier dernier. L’un des objectifs est d’augmenter le poids de l’export qui représente aujourd’hui 20 % du chiffre d’affaires. « Nous espérons que les prospects sur le Pitti Uomo vont se concrétiser. Ainsi, nous pourrons atteindre une part de 30 % à l’export d’ici la fin de l’année », précise Erroll Teboul.

En décembre dernier, la griffe a signé la licence James Bond pour la France, pour une durée de deux ans. C’est sa deuxième licence après Steve McQueen, qu’elle développe depuis 2012. Le lancement de la première collection James Bond aura lieu le 1er juin prochain. Elle proposera une quinzaine de produits : tee-shirts, sweat-shirts et casquettes pour commencer, auxquels s’ajouteront des blousons et des pantalons. En parallèle, la collection Steve McQueen, auparavant limitée à des tee-shirts et des sweats, sera étoffée.


Le magasin parisien d'Hero Seven au 28 rue du Temple, dans le Marais - DR


A l’heure actuelle, Hero Seven se décline au masculin pour l’adulte et pour l’enfant. Si son dirigeant souhaite conserver cette identité masculine, il envisage d’offrir une ligne féminine dans le cadre de ses licences afin de répondre à la demande. Les best-sellers maison restent les tee-shirts et les pantalons. « Nous vendons environ 120 000 tee-shirts par an. Pour l’ensemble de la collection, nous privilégions la qualité des matières à leur prix. Je tiens à rester sur un grade de qualité élevé et une large gamme de coloris. C’est pour cette raison que nous continuons à fabriquer nos tee-shirts au Portugal et non en Asie. Ça a un coût, mais nous l’assumons. Nous ne nous projetons pas sur du court terme et sur de la marge à tout prix », ajoute Erroll Teboul.

Depuis sa création, Hero Seven reverse 25 centimes par produit vendu à l’association Cœur de Forêt, qui lutte contre la déforestation en proposant des modèles alternatifs adaptés aux besoins locaux et en replantant des arbres. Erroll Teboul tient à expliquer la philosophie de sa marque : « Pourquoi Hero Seven ? Hero pour être des héros à travers nos gestes au quotidien et Seven pour reconstruire ce qu’on a détruit les six autres jours. Nous offrons un bracelet vert avec nos produits parce que nous tenons à ce que nos clients aient conscience qu’ils peuvent agir à leur niveau pour préserver l’environnement. Ce n’est vraiment pas du marketing, c’est essentiel pour nous. »

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