Hopaal, une marque écolo qui fait aussi le pari du local

Les écoles de commerce mènent à tout. Même à la mode durable. Clément Maulavé et Mathieu Couacault se sont rencontrés sur les bancs de la Toulouse Business School. Le tandem est complémentaire : le premier s’intéresse au textile et à la production, tandis que son associé est plus orienté sur le marketing. En juin 2016, les deux amis lancent une campagne de crowdfunding sur Kiss Kiss Bank Bank en proposant un tee-shirt fabriqué avec des chutes de tissus et du polyester recyclé. L’objectif est d’atteindre 200 commandes. Ils en reçoivent 500. En parallèle, Clément fait un stage de plusieurs mois à Bangalore en Inde dans un atelier qui fabrique pour des marques internationales de prêt-à-porter. C'est là-bas qu'ils vont réaliser leurs premiers prototypes.


Hopaal développe des collections pour homme et femme en tissus recyclés - Thomas Lodin

« Le premier test a été encourageant. Nous avons développé la gamme en ajoutant un sweat, un débardeur, une robe, tous réalisés en matières recyclées, avant de prendre conscience que nous avions envie de produire le plus localement possible. Nous nous sommes mis à la recherche de fabricants français », explique Clément Maulavé, cofondateur d’Hopaal. En janvier 2017, la jeune griffe mixte lance une nouvelle campagne de pré-commandes pour son pull du futur : 100% recyclé et fait en France. Là encore, les commandes sont au rendez-vous.

Aujourd’hui, la marque a trouvé ses partenaires pour produire la prochaine collection en France. Deux personnes ont également été recrutées : une styliste et un responsable de la communication. L’équipe travaille à la création d’une veste, d’une chemise et de quelques accessoires pour compléter son offre avant de s’attaquer à des produits plus techniques (doudoune, manteau) dès l’hiver prochain.


Clément Maulavé, à gauche, et Mathieu Couacault, à droite, avec leurs collaborateurs - DR

« Nous continuons à produire après avoir reçu des pré-commandes, surtout sur les lancements de produits. Cela nous permet de voir si ça plaît ou pas, mais aussi cela nous donne un budget avant de lancer la production, ce qui limite les risques. De plus, nous tenons à conserver des prix accessibles afin de rester cohérents avec l’ensemble de notre projet », précise Clément Maulavé. Grâce à la vente directe au consommateur, sur le site surtout ou ponctuellement en pop-up, celui-ci doit ainsi débourser 35 euros pour un tee-shirt, 85 euros pour un sweat brodé et 120 euros pour "le pull du futur".

Les deux compères d'Hopaal ont par ailleurs quitté Toulouse pour Biarritz, port d’attache naturel pour une griffe qui revendique son attachement aux grands espaces et à la glisse.

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