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AFP-Relaxnews
Publié le
13 oct. 2022
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4 minutes
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Hugues Laurençon (The Body Shop): "La recharge nous a permis de faire économiser plus de 45.000 bouteilles en plastique à la planète"

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AFP-Relaxnews
Publié le
13 oct. 2022

L'industrie cosmétique s'attèle à réduire, si ce n'est supprimer, les emballages pour amoindrir son empreinte environnementale, et cela passe de plus en plus par la recharge. Un concept déployé par The Body Shop dans l'ensemble de ses boutiques depuis plus d'un an. L'occasion de faire un bilan avec Hugues Laurençon, directeur général de la marque en France et au Benelux, sur les retours des clients, mais aussi sur les économies réalisées en matière de plastique.



Cela fait plus d'un an que The Body Shop a commencé à déployer son nouveau concept de boutiques responsables. Où en êtes-vous ?

Hugues Laurençon: Nous avons ouvert la première boutique 'Activist Maker Workshop' à Dijon en juin 2021, et il y a eu depuis huit autres boutiques en France; ce qui représente 14% de notre parc à date. Nous souhaitons bien évidemment déployer le concept à l'ensemble de nos boutiques, mais cela va se faire progressivement car ça nécessite des investissements très importants.

Quel bilan pouvez-vous faire aujourd'hui ?

HL: Il faut rappeler qu'il s'agit d'un concept de boutiques écoresponsables, à savoir que 90% des éléments du concept sont issus de l'économie circulaire. Le tout basé sur l'expérience, le partage, et l'accompagnement des clients. Il y aussi la station de recharge, qui n'est pas en self-service mais en vente assistée, et qui est elle déployée dans 100% de nos boutiques. Il était important de faire un déploiement rapide pour limiter la consommation d'emballages à usage unique. On est très content de ce service, et les résultats parlent d'eux-mêmes, puisqu'on a réussi à faire économiser plus de 45.000 bouteilles en plastique à la planète, rien que sur la France.

Nous avons aujourd'hui douze produits disponibles à la recharge (shampoings, après-shampoings, gels douche, gels lavant pour les mains), qui sont pour l'instant toujours disponibles en flacons, et nous en vendons désormais plus en recharge qu'en bouteilles. Nos clients nous ont suivis, et nous sommes parvenus à faire la transition du plastique à usage unique vers la recharge. Si l'on prend notre best-seller, le shampoing au gingembre, 62% des produits sont vendus en recharge aujourd'hui en France. C'est extrêmement encourageant. Notre souhait est d'aller encore plus loin, et de proposer de nouveaux produits à la recharge, car il y a une vraie appétence pour le sujet, et parce que ça fait du sens par rapport à la marque.

Envisagez-vous de supprimer à terme l'ensemble des flacons en boutiques ?

HL: Nous n'en sommes pas encore là, mais notre ambition est d'y tendre, et de faire grandir l'assortiment recharge.

Qu'est-ce qui empêche la marque de passer à 100% de recharge ?

HL: Dans un premier temps, il était important pour nous de voir quel allait être l'accueil, la réaction du public, à cette initiative. Les chiffres ne mentent pas, et force est de constater que cela fonctionne bien. Maintenant que nous en avons conscience, nous allons faire en sorte que la recharge soit dédiée à davantage de produits, mais, là encore, cela va se faire de manière progressive. Il faut savoir, et se souvenir, qu'en 1976, quand Anita Roddick, la fondatrice de The Body Shop, a ouvert sa première boutique à Brighton, il n'y avait absolument aucun produit disponible dans un flacon en plastique. C'était uniquement de la recharge. C'est une pirouette de l'histoire, on revient aux fondamentaux. La force de la marque est d'avoir réussi à déployer la recharge aussi vite et aussi largement, pour la rendre accessible au plus grand nombre.

La recharge, c'est finalement du vrac liquide. Pensez-vous décliner le concept à vos cosmétiques solides ?

HL: Nous avons déjà des produits solides, mais c'est effectivement un axe de développement pour la marque car il y a une forte demande. Nous explorons actuellement toutes les opportunités et les possibilités, et le solide est un axe sur lequel nous travaillons beaucoup en ce moment. En ce qui concerne le packaging, nous avons une solution pour le liquide, et nous cherchons forcément aussi une solution pour le solide, notamment pour les beurres corporels. On cherche des alternatives au packaging à usage unique. L'objectif est de réduire au maximum les emballages, bien que ceux-ci soient tous recyclés. Même quand on n'a pas la solution parfaite, on essaie d'avoir un impact, environnemental et sociétal, positif.

A l'approche de Noël, The Body Shop a lancé ses calendriers de l'avent, comme toutes les marques de cosmétiques. Ces petites boîtes qui contiennent souvent des échantillons sont-elles vraiment écoresponsables ?

HL: Tout dépend de la cohérence de la marque, et c'est justement ce qui nous préoccupe. Tout l'enjeu pour nous est d'être cohérent de A à Z, des produits aux calendriers de l'avent en passant par les boutiques. Les calendriers de l'avent nous permettent de faire entrer les clients dans notre monde, de leur transmettre nos valeurs, tout en leur faisant tester les produits. Mais ça ne nous empêche pas de faire des calendriers écoresponsables. Nous ne mettons pas d'échantillons, il n'y a que des formats standard ou voyage, et bien sûr les calendriers sont conçus à partir de matières recyclées, et ils ont été pensés pour être réutilisés après Noël. Nos trois calendriers racontent tous une histoire, et nous avons cette année voulu mettre l'accent sur notre programme de commerce équitable. Il faut de la cohérence, sinon ça n'a aucun sens.

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