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27 févr. 2006
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Icônes anglaises pour Castelbajac, femmes inaccessibles pour Viktor & Rolf

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AFP
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27 févr. 2006

PARIS, 27 fév 2006 (AFP) - Le Royaume-Uni, son drapeau et ses héros, ont été célébrés lundi avec humour et en couleurs par Jean-Charles de Castelbajac tandis que Viktor & Rolf ont mis en scène des femmes inaccessibles au visage camouflé lors des défilés du prêt à porter féminin automne/hiver 2006/2007.


Création Jean-Charles de Castelbajac
Photo : Pierre Verdy/AFP

Outre ses habituels manteaux-couvertures et nounours, Jean-Charles de Castelbajac, qui avait adopté pour son défilé la devise britannique "Honi soit qui mal y pense", a évoqué ses souvenirs du Londres pop et les images que tout touriste conserve du Royaume-Uni.


Création Jean-Charles de Castelbajac - Photo : Pierre Verdy/AFP

Un manteau à épaulettes frangées rouges semble taillé dans le drapeau britannique et s'accompagne d'un bonnet de fourrure directement inspiré de celui des gardes de Buckingham Palace. Un autre manteau accueille des applications de verni en forme d'os sur les manches, une tête de mort dans le haut du dos. Des T-shirts s'ornent d'une partie de la devise britannique, mais aussi de l'effigie de Snoopy.


Création Jean-Charles de Castelbajac - Photo : Pierre Verdy/AFP

Les portraits des personnages britanniques les plus populaires ou célèbres défilent sur des jupes de soie, notamment la reine Victoria, la princesse Diana, Shakespeare ou le mannequin Kate Moss. Ces jupes se conjuguent avec des chemisiers stricts et des cravates de collégiens anglais et s'accompagnent de perfectos à boutons "smiley" jaunes ou rouges.


Création des couturiers Viktor & Rolf (collections automne/hiver 2006-2007 de prêt-à-porter) à Paris, le 27 février 2006 - Photo : Pierre Verdy/AFP

Chez Victor & Rolf, les femmes apparaissent en fine robe noire à collerette d'argent, les cheveux platine, le visage grillagé de noir. "Pas d'expression, pas de communication d'aucune sorte, ne touchez pas. Vous ne pouvez pas m'atteindre, vous ne pouvez pas m'aider", affirme une voix féminine en anglais.


Création des couturiers Viktor & Rolf (collections automne/hiver 2006-2007 de prêt-à-porter) à Paris, le 27 février 2006 - Photo : Pierre Verdy/AFP

L'argent se décline en noeuds sur les cols, en fleur sur une épaule, en ceinture, en revers sur un trench. Des manchettes blanches dépassent d'une robe de mousseline noire ou se portent en bracelet.

Au fur et à mesure du défilé, les aplats d'argent gagnent du terrain, les jupes se gonflent et se rigidifient, la dernière silhouette aparaissant en jupe volumineuse et bustier entièrement argenté.


Création des couturiers Viktor & Rolf (collections automne/hiver 2006-2007 de prêt-à-porter) à Paris, le 27 février 2006 - Photo : Pierre Verdy/AFP

L'austérité était de mise chez le Belge Bruno Pieters qui a présenté une collection à l'élégance monacale, inspirée d'un paysage dans la nuit hivernale peint par son compatriote René Magritte et par les costumes juifs du XVIIIe siècle.

De tout petits boutons s'égrènent sur les manches de robes noires à la taille marquée, de volumineuses cagoules de fourrure contrastent avec des robes fines et fluides en soie ou en jersey, une sévère jupe noire effleurant le sol s'accompagne d'un gros pull à col roulé.

Une bande de fourrure auréole l'ourlet d'une robe anthracite, une cape de mousseline bleu sombre à capuchon apporte une touche poétique, une blouse blanche évasée comporte une série de plis plats sur le devant et un col de fourrure.

De son côté la Française Mélodie Wolf signe un vestiaire juvénile à dominante de maille, parfois très travaillée. Des rangées horizontales de "ressorts" en laine s'alignent sur le bas d'une courte robe vermillon à l'encolure carrée, une autre se plisse verticalement à partir de la poitrine. Des feuilles automnales parsèment robes et collants, les bretelles des salopettes se croisent sur le devant, le décolleté d'une robe-manteau plonge jusqu'au nombril, un short de laine s'accompagne d'une courte veste.

Atsuro Tayama voit l'hiver en noir et blanc, dans des manteaux doudoune blanc polaire, des perfectos matelassés, des pulls à cols roulés géants tombant sur la poitrine, des guêtres glissées dans les bottes, des vestes de fourrure sur des robes drapées.

Par Dominique SCHROEDER

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