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16 janv. 2020
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Issey Miyake, la ballade jazzy de l’Homme Plissé

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16 janv. 2020

La fashion sphère s’est retrouvée plongée dans une ambiance new-yorkaise, jazzy à souhait, jeudi, lors du défilé d'Issey Miyake. Comme pour les saisons précédentes, la maison japonaise a fait appel au chorégraphe Daniel Ezralow pour présenter la collection automne-hiver 2020/21 d’Homme Plissé, la ligne aux basiques intemporels, pour la plupart plissés, conçue par le fondateur, Issey Miyake, qui défile pendant la semaine masculine depuis juin 2019.


Issey Miyake, automne-hiver 2020/21 - © PixelFormula


Le résultat ? Un show jouissif et inclusif, où les mannequins vous sourient et viennent vous serrer la main avec chaleur, tandis qu’ils présentent une collection énergique et aérienne. Dans leur vestes et pantalons plissés extra-confortables, avec un énorme disque sous le bras, ils se promènent joyeusement sur la scène, éclatants de couleurs vives et chatoyantes. La palette de la collection étant particulièrement séduisante.

Un quintet de jazz avec trompettistes et saxophonistes vêtus d’ensembles aux imprimés colorés associés à des chaussures monochromes (jaunes, violettes, vertes, bleu ciel) embraye sur Gershwin et son célèbre Rhapsody in Blue. Au moment des solos s’introduisent dans la salle des hommes enveloppés de volumineux parkas et imperméables aux grands motifs abstraits noirs et blancs. 

Tandis que tous les standards du jazz s’enchaînent, de Watermelon Man de Herbie Hancock à Take Five de Paul Desmond en passant par Sing Sing Sing dans la version de 1937 jouée par Bennie Goodman, les arceaux lumineux qui délimitent la scène sont sans cesse déplacés dans une perpétuelle recomposition de l’espace au rythme des différents passages.

Huit joueurs de contrebasse revêtent des tenues en maille avec gilets larges sans manches, vestes, pantalons mosaïque ou encore une combinaison beige. Un acrobate en pantalon court et large s’immisce dans la scène tourbillonnant à l’intérieur d’un cerceau géant, accentuant cette impression de manège et ronde infinie, où les vêtements, vivants, s’étendent, rebondissent et flottent avec légèreté au gré des déplacements.


Issey Miyake, automne-hiver 2020-21 - © PixelFormula


Des instruments de musique décorent le dos d’imperméables colorés (bleu roi, jaune d'or, vermeil, émeraude), à la manière de la peinture cubiste, comme autant de tableaux en mouvement. Trois garçons dans des trenchs fluides font glisser un batteur et toutes ses percussions au centre de la scène.

Rejoint par les autres musiciens, il se lance dans un bœuf pour le grand final. En costumes et queue de pie taillés dans un tissu plissé ondulant, les mannequins en nœud pap et chapeau de crooner partent dans un bal endiablé. Avec une grâce indicible, ils viennent inviter les spectateurs à danser avec eux. Mais bien peu ont le courage de les suivre…
 

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