Italie: au moins 5 morts, 2 blessés graves dans l'incendie d'une usine chinoise

ROME, 01 déc 2013 (AFP) - Cinq personnes ont trouvé la mort et deux ont été blessées dans un incendie dimanche dans une usine chinoise proche de Florence, mais des restes pouvant correspondre à deux autres victimes ont été aussi trouvés, ont annoncé les autorités.
Des pompiers à Rome. Photo: AFP/Tiziana Fabi.

"Les restes trouvés font penser à deux autres personnes, outre celles que nous avons déjà trouvées: quatre sont à la morgue et la cinquième a été localisée" dans les décombres, a déclaré Vincenzo Bennardo, chef des pompiers de Prato, la ville aux portes de Florence où s'est produit l'incendie, cité par les médias.

L'incendie s'est déclaré tôt dans la matinée, à 06H00 GMT, dans une usine textile à Prato, une ville industrielle proche du chef-lieu de la Toscane, et un passant a averti les pompiers qui sont intervenus avec de nombreux véhicules, selon des images retransmises à la télévision.

"Nous avons vu une colonne de fumée et nous avons couru dans cette direction. Il y avait deux Chinois, un homme et une femme, complètement couverts de suie. Ils hurlaient, des flammes sortaient de l'entrepôt", a raconté au Corriere fiorentino le carabinier Leonardo Tuci, arrivé parmi les premiers sur place. Les deux personnes gravement touchées souffrent d'importantes brûlures sur tout le corps, tandis qu'une femme a été intoxiquée par la fumée mais son état n'est pas jugé préoccupant.

Les causes de l'incendie ne sont pas encore connues mais les flammes auraient provoqué l'écroulement d'une partie du bâtiment transformé en dortoir avec des micro-chambres utilisées par les travailleurs chinois, quatorze au total, selon les médias locaux. Toutes les victimes, ainsi que les deux blessés graves, seraient des hommes de nationalité chinoise, selon les médias locaux, même si l'identification de certains corps carbonisés était très difficile.

En 20 ans, la communauté chinoise a pris le contrôle de tous les stades de la production d'habillement à Prato, "capitale" depuis des siècles du textile italien. Prato comptait officiellement 17.000 ressortissants chinois en 2010, mais leur nombre atteindrait 50.000 en comptant les clandestins, généralement sous-payés, selon des sources locales. De nombreuses PME italiennes ont dû fermer, incapables de résister à cette concurrence dans un secteur qui employait jusqu'à récemment 60 000 personnes.

"Cette tragédie, en voulant être cynique, ne me surprend pas. Nous avons souvent souligné les risques de ce qui pouvaient se produire dans ces usines transformées partiellement en dortoirs, en présence de vieilles installations électriques et de personnes qui fument sans arrêt", a déclaré Aldo Milone, responsable de la sécurité de la mairie de Prato, cité par les médias. Il a assuré que ses services avaient contrôlé 1.200 entreprises en quatre ans mais que la responsabilité principale revenait au gouvernement qui devait prendre des mesures plus efficaces.

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