Jennyfer : une campagne forte pour casser les préjugés sur l’enseigne

« Fringues de gamines », « cagole land », « marque de racaille »… Après un changement de mains en 2018, opéré sous la houlette d’un consortium d’investisseurs mené par Sébastien Bismuth, l’enseigne de mode féminine Jennyfer veut refaire parler d’elle et convoque pour cela les différentes perceptions négatives qu’elle a pu susciter depuis sa création en 1985. Une vaste campagne médiatique censée démonter ces clichés - et faire le buzz - vient pour cela d’être lancée par la marque.


Le magasin de Nîmes - Jennyfer

Débutant le 9 mai, le plan de communication a été précédé par des interventions réalisées par les équipes de la marque sur les vitrines de certaines boutiques : celles-ci ont été taguées en rouge avec les idées reçues qui collent à cette marque ciblant adolescentes et jeunes femmes. Ces actes de vandalisme simulés ont interpellé sur les réseaux sociaux et dans la presse locale.


La campagne a été pensée par l’agence Buzzman - Jennyfer
 
« Bien consciente de son déficit d'image souvent associée à ces stéréotypes, Jennyfer prend le contre-pied et s'affranchit de ses propres étiquettes en lançant sa première campagne de publicité nationale sous le slogan "Don’t call me Jennyfer" », indique la chaîne, qui, concurrencée par l’arrivée de grandes enseignes internationales (H&M, Primark…), « a traversé une crise d’ado dont elle sort aujourd’hui pour reconquérir son titre de BFF (Best Fashion Friend) des 15-21 ans ».


Une capsule mode a même été réalisée pour l'occasion - Jennyfer
 
Ce parti pris se traduit aujourd’hui par une campagne d’affichage sur abribus en France et de diffusion sur les réseaux sociaux, mais aussi via une capsule mode reprenant ces préjugés barrés, commercialisée dans tout le réseau et sur l’e-shop. 

L’imbrication du retail et du digital est l’une des clés de l’avenir de l’enseigne, selon son nouveau président, Sébastien Bismuth, qui veut faire de Jennyfer une « marque média ». Elle fait notamment appel à 18 influenceuses, comme Thedollbeauty ou Lena Situations (gérant la chaîne YouTube de la marque), « qui ne sont pas des porte-manteaux payants, mais de véritables partenaires ».  
 
Jennyfer, qui affirme avoir gagné 400 000 abonnés en six mois sur Instagram, revendique aujourd’hui un parc de 501 magasins dont 331 sont implantés sur le marché français. Pour mener cette reconquête, Sébastien Bismuth a récemment constitué un comité de direction en recrutant plusieurs profils experts du secteur de la distribution de mode.  

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