Kering affiche son engagement social et durable

Il fait bon travailler chez Kering semble-t-il. Coup sur coup, le groupe de luxe communique sur son engagement à la fois social et durable. L’on apprend ainsi que Kering est la première entreprise française certifiée par l’initiative « Science Based Target » pour sa stratégie climatique. Par ailleurs, le groupe nous informe qu’il appliquera au 1er janvier les mêmes avantages en termes de congés maternité, paternité et adoption pour ses 38.500 salariés dans le monde, quelle que soit la législation en vigueur dans leur pays.


Le nouveau siège parisien de Kering - ©Thierry Depagne

L’initiative « Science Based Target » a été lancée en 2015 par la WWF, le Global Compact des Nations Unies, le World Resources Institute (WRI) et le Carbon Disclosure Project (CDP), invitant les grandes entreprises mondiales à s’engager publiquement en faveur d’objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sur la base d’une démarche scientifique visant à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C d'ici à 2050.

Dans une note, l’initiative « Science Based Target » a annoncé qu'elle a « certifié et approuvé l'ambitieux objectif scientifique de Kering visant à réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025, démontrant qu'il était à l'avant-garde dans l'industrie du luxe et ouvrant la voie à une réduction de l’empreinte carbone ».

Au-delà de cet engagement, Kering « continuera à mesurer et monétiser ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que ses autres impacts environnementaux tout au long de sa chaîne d'approvisionnement, en s’appuyant sur son Compte de Résultat Environnemental (EP&L) », fait savoir le groupe.

D’un point de vue social, la société qui réunit de nombreuses maisons de luxe, dont Gucci, Saint Laurent, Balenciaga et de grandes marques comme Puma, a également annoncé qu’à partir du 1er janvier, dans les près de 60 pays où elle est présente, elle va généraliser un cadre social commun définissant congés maternité, paternité et adoption pour tous ses salariés avec une ancienneté d'au moins un an, indépendamment de leur situation personnelle.

Concernant le congé maternité, chaque collaboratrice va bénéficier de 14 semaines, rémunérées à 100 % de son salaire - Kering complétant lorsque l'allocation versée localement par l'organisme social ou d'assurance est inférieure à la rémunération.


Le défilé Alexander McQueen en février 2016 à Londres - © PixelFormula

A titre de comparaison, aux Etats-Unis - où Kering compte quelque 5.400 employés -, la loi fédérale prévoit 12 semaines de congé maternité, mais qui ne sont pas prises en charge intégralement au niveau salarial. A Hong Kong (1.600 personnes employées), 10 semaines sont accordées, payées aux 4/5e du salaire, tandis que le Japon prévoit 14 semaines mais assurées aux 2/3 financièrement.

Dans certains pays cependant, la législation en vigueur accorde déjà plus de 14 semaines aux mères, comme en France avec 16 semaines. Dans ces cas-là, c'est la norme la plus avantageuse pour la salariée qui sera appliquée, précise Kering.

Un durée de quatorze semaines, payées à 100 %, est également proposée par Kering pour le congé d'adoption et concerne le/la partenaire de l'adoptant/e. Le groupe Kering fixe par ailleurs à cinq jours, payés 100 %, le congé paternité/partenaire.

Les femmes représentent 60 % des effectifs de Kering, ainsi que 50 % des managers et 64 % du conseil d'administration.

Rares sont les grands groupes à uniformiser leur politique en la matière : L'Oréal a par exemple annoncé en avril l'extension à 67 pays de ses garanties sociales, dont un congé maternité de 14 semaines rémunéré à 100 % et un congé paternité de trois jours. Et Facebook avait généralisé fin 2015 à tous ses employés à travers le monde les quatre mois de congés parentaux (mère comme père) offerts aux salariés américains.

Dominique Muret avec AFP

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