Kering définit ses standards en matière de bien-être animal

« Le bien-être animal est un sujet sur lequel Kering veut faire avancer les choses et avoir un leadership », affirmait en octobre dernier la directrice du développement durable du groupe de luxe français, Marie-Claire Daveu, dans un entretien qu’elle nous avait accordé. Aujourd’hui, Kering entre dans le vif du sujet en publiant ses standards sur le bien-être animal dans le secteur du luxe et de la mode.


Le Français veut faire bouger les lignes dans l'industrie du luxe en termes de protection animale - kering.com

Ces paramètres touchent toutes les espèces animales qui font partie des chaînes d’approvisionnement du groupe dans le monde, le premier volet concernant le traitement des bovins, des ovins et des caprins tout au long de leur vie, ainsi que des directives relatives aux abattoirs.

Trois niveaux de standards ont été établis : bronze, argent et or. Le niveau Bronze correspond au minimum requis, conforme - ou parfois supérieur - à la législation européenne ; le niveau Argent propose des normes plus strictes qui incluent les meilleures pratiques en matière de bien-être animal dans l'industrie ; le niveau Or, le plus exigeant, définit les meilleures pratiques susceptibles de transformer fondamentalement le secteur.

Dans le détail, cela va de l’interdiction des parcs d’engraissement et de l’élevage intensif au profit du pâturage pour une meilleure qualité de vie des animaux, à la promotion de l’agriculture régénérative et de pratiques qui n’entrent pas en conflit avec l’alimentation des êtres humains, en passant par des restrictions strictes en matière de transport. Sans oublier le bien-être des animaux de ferme et l’interdiction des traitements antibiotiques à effet sous-thérapeutique afin de lutter contre la résistance inutile aux antimicrobiens qui menace la santé humaine.

« À terme, nous espérons que ces normes se généraliseront à travers notre collaboration avec les différents acteurs du secteur du luxe et de l’agro-alimentaire, dans les chaînes d’approvisionnement qu’ils partagent, pour opérer les changements nécessaires à l’amélioration du bien-être animal partout dans le monde », déclare dans un communiqué Marie-Claire Daveu.

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