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Kering s’engage concrètement en faveur de la biodiversité

Publié le
1 juil. 2020
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Nouvelle étape pour Kering dans son engagement responsable. Le groupe de luxe français publie pour la première fois sa stratégie dédiée à la biodiversité, en se fixant de nouveaux objectifs pour atteindre un "impact net positif" sur la biodiversité d’ici à 2025. Il annonce en cette occasion le lancement d’un fonds de 5 millions d’euros pour favoriser une agriculture régénératrice.
 

La biodiversité est désormais prise en compte dans la chaîne d'approvisionnement du groupe - Kering


La biodiversité devient désormais une composante à part entière de la stratégie de Kering en termes de  développement durable. La volonté est double. Il s’agit "de minimiser la perte de la biodiversité dans l’ensemble des circuits d'approvisionnement à l’échelle du groupe" et  "de préserver la nature" à travers une approche de conservation permettant d’être "net positif", indique la société dans un communiqué
 
Pour accélérer la transition du secteur de la mode vers une agriculture régénératrice, le groupe emmené par François-Henri Pinault lance le fonds "Kering for Nature Fund: 1 Million Hectares for the Planet" en partenariat avec Conservation International, organisation internationale à but non lucratif spécialisée dans la préservation de l’héritage naturel de la Terre.

Ce fonds, doté de 5 millions d’euros, va permettre, entre autres, au groupe de "convertir 1 million d’hectares de fermes et de pâturages dans les paysages de sa chaîne d'approvisionnement en espaces d’agriculture régénératrice d’ici à 2025" et "de protéger un ultérieur million d’hectares d’habitat crucial et irremplaçable en dehors de son périmètre", soit "une superficie six fois supérieure à l’empreinte écologique totale de l’ensemble de la chaîne d'approvisionnement du groupe, depuis la production des matières premières, dans les cinq années à venir", souligne Kering.
 
Le Kering for Nature Fund a notamment été pensé pour réduire l'impact sur l'environnement de la production des matières premières destinées au prêt-à-porter et à la maroquinerie de la société, qui détient entre autres Gucci, Balenciaga, Saint Laurent et Bottega Veneta : à savoir le cuir, le coton, le cachemire et la laine.
 
"Le maintien de la biodiversité conditionne intrinsèquement la viabilité à long terme de notre secteur, et de la société au sens large. Il est primordial d’intégrer une stratégie dédiée à la biodiversité dans les opérations quotidiennes de Kering pour pouvoir agir sur la réduction de la perte de biodiversité au cours des prochaines années", commente Marie-Claire Daveu, Directrice du Développement Durable et des Affaires institutionnelles internationales de Kering.
 
Grâce à ce fonds, Kering souhaite "changer d'échelle" après avoir mené plusieurs projets en la matière, par exemple en Mongolie où il s'est associé en 2014 à l'ONG Wildlife Conservation Society afin d'améliorer les conditions d'élevage de chèvres pour le cachemire, en limitant la taille des troupeaux ou en emballant le cachemire dans du coton plutôt que du plastique.

Cela se traduit notamment par "un travail de prévention de la dégradation de la biodiversité, la promotion de pratiques agricoles durables et régénératrices qui favorisent la santé des sols, ainsi que la protection des forêts et écosystèmes de la planète qui sont essentiels pour la séquestration carbone".
 

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