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28 avr. 2021
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Kikikickz, le petit poucet de la revente de sneakers rares à l'appétit d'ogre

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28 avr. 2021

Le marché de la revente de sneakers est en plein boom. Nouvel acteur du secteur, Kikikickz et son fondateur, Kilian Dris, qui revendique plus de quatre mille transactions par mois sur son site, affiche ses ambitions avec l'inauguration dans une quinzaine de jours, place de Valois, dans le premier arrondissement de Paris, de son premier showroom professionnel. 


Kilian Dris, le fondateur de Kikikickz - DR


Un espace de 500 mètres carrés mis en scène par le studio Akira, et représentant une vague murale géante toute en briques, dans lequel la trentaine d’employés fraîchement embauchée fourmille à tous les étages.
 
Pour comprendre l’histoire de Kikikickz, il faut remonter à 2013. Adolescent obsédé par les sneakers, le Boulonnais Kilian Dris collectionne les sneakers à l’heure où d’autres se passionnent pour les jeux vidéo. "Kikikickz est d’abord une histoire de passion, raconte l’entrepreneur de 20 ans. Je me suis fait rapidement connaître avec l’éclosion des camp out Suprême (des files d’attente nuit et jour devant certaines boutiques à l’occasion du lancement de sneakers en éditions limitées, ndlr), et j'ai réussi à fédérer une communauté de passionnés. Rapidement tout le monde s’est mis à m’appeler, de Paris jusqu’en Chine, pour dénicher le dernier modèle rare d’Adidas, Jordan ou Nike."

Associé à quatre copains, le premier showroom Kikikickz naît dans la salle à manger d’un appartement parisien début 2020. Sur son site, les ventes de sneakers neuves et rares, "toutes soumises à une batterie de vérifications allant de l’authenticité de la boîte d’origine à la police, l’usage des couleurs, des matières jusqu’à l’odeur, propre à chaque label", s’envolent rapidement, comme le nombre de followers suivant le garçon sur les réseaux sociaux.


Kilian Dris (à droite) et l'artiste, danseur et "pranker" Boris Becker - DR


"Le secteur est concurrentiel, explique l’un des quatre associés, Baptiste Saltiel avec Adrien Gery et Alexander Douglas. Avec le lancement de Kikikickz, nous souhaitions apporter une structure fiable et transparente sur un secteur, la revente de sneakers, parfois difficile à cerner. Nous accompagnons nos clients dans leurs achats en leur proposant des personal shoppers chargés de trouver la paire de leur rêve dans les meilleurs délais, nous collaborons étroitement avec le milieu artistique, DJ, musiciens, avec les sportifs et les influenceurs pour leur proposer des modèles en avant-première, et construisons un média de référence sur la culture sneakers."
 
Entièrement tournée vers son instigateur, Kilian Dris, la machine Kikikickz, connaît depuis un an une ascension rapide. "Depuis notre lancement, il y a un an, nous avons vendu plus de 20.000 paires de sneakers, avec un volume d'affaires de plus d'un million d'euros explique Kilian, et notre audience a explosé sur les réseaux sociaux avec plus de 500.000 followers à travers nos différents comptes. Nous sommes présents à chaque lancement capital."
 
Lancée sur fonds propres, la société Kikikickz n’a, pour le moment, fait entrer aucun investisseur à son capital."Nous grandissons rapidement, conclut Baptiste Saltiel, le contexte est très favorable à notre développement. Et les projets que nous développons pour demain vont enrichir l’expérience d’achat du client de façon radicale. Nous sommes prêts à devenir les leaders du marché européen."

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