L.K. Bennett entre en faillite et attend un acheteur

Sans surprise, la marque britannique L.K. Bennett s’est déclarée en faillite jeudi. La société avait laissé échapper la semaine dernière que sa situation financière était toujours aussi difficile et aux dernières nouvelles, aucun investisseur ne s’était présenté. Tout le petit monde du retail s’attendait donc à la nouvelle.


LK Bennett

Aucun repreneur n’a pour l’instant émergé et les 500 employés de la chaîne de chaussures et accessoires voient leur poste menacé. Pour l’instant, la plupart des boutiques continuent à fonctionner normalement.

En revanche, l’activité en ligne est pour le moment suspendue. La page d’accueil affiche le message suivant : « Merci de votre visite chez L.K. Bennett. Nous rencontrons actuellement des difficultés mais nous serons de retour prochainement. » Faut-il prendre ce message au sérieux et s’attendre à une reprise de l’activité ? Difficile à savoir pour le moment. Jeudi après-midi, la ligne téléphonique du service client de la firme était aussi fermée.

Que va-t-il se passer maintenant ? Le cabinet comptable EY supervise le processus de faillite et cinq boutiques ont apparemment été immédiatement fermées, avec pour conséquence la suppression de 55 postes. Les boutiques concernées sont celles de Sheffield, Bristol, Liverpool et Londres (Brent Cross et Westbourne Grove).

« Dans un contexte difficile pour les marques de mode, la société a subi l’impact de hausses de loyer significatives et d’augmentation des taux d’imposition », explique Dan Hurd, l’un des administrateurs. Il ajoute que les fermetures ont pour but de préserver le futur de l’activité, ce qui laisse entendre que la marque ne compte pas jeter l’éponge pour le moment. « L.K. Bennett est une marque britannique puissante, la collection de la nouvelle saison a été largement saluée et l’activité reprenait dernièrement, ce qui devrait séduire les potentiels acheteurs », ajoute-t-il.

Voilà de quoi redonner espoir aux 500 employés qui officient dans 39 boutiques, 37 franchises et un siège social au Royaume-Uni, ainsi qu’à l’étranger. Boutiques étrangères comprises, la marque dispose de 200 points de vente, dont plusieurs corners en grands magasins en France.

La société a connu des moments difficiles ces dernières années. La fondatrice Linda Bennett a repris une participation dans l’activité (elle l’avait vendue il y a dix ans à un fonds privé) en tant que consultante pour tenter de retrouver la croissance. Elle a racheté le contrôle total de la firme il y a environ 18 mois, mais semble incapable d’encourager les performances de la marque dans un contexte atone pour les marques de mode.

Le mois dernier, une information affirmant que la marque cherchait un nouvel investisseur avait filtré, mais étant donné les circonstances, trouver un ange gardien n’est pas chose facile. Les acheteurs potentiels semblent parfois plus intéressés par le rachat d’une compagnie après sa faillite, s’épargnant ainsi la charge de boutiques peu performantes et les dettes pour recommencer à zéro.

Traduit par Clémentine Martin

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