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2 avr. 2021
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L'Alliance du commerce tire la sonnette d'alarme sur la situation des enseignes

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2 avr. 2021

Mercredi soir, Emmanuel Macron annonçait les modalités de mise en place du troisième confinement national pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et la saturation des lits de réanimation dans les hôpitaux. Celles-ci impliquaient de nouveau les fermetures dans l’Hexagone de l’ensemble des commerces dits "non essentiels", pour une durée de quatre semaines.


Yohann Petiot - Alliance du Commerce



Une annonce à laquelle l’ensemble des représentants du commerce ont réagi pour souligner les difficultés des magasins, en particulier chez les spécialistes mode et habillement. Le gouvernement a bien annoncé des mesures pour accompagner les commerces fermés ainsi qu'une aide pour soutenir les commerçants avec leurs problèmes de stocks, mais tous les acteurs n’ont pas accès à ces dispositifs.

Aujourd’hui, l’Alliance du commerce, qui représente notamment les grands magasins et les grandes chaines de distribution d’habillement et de chaussure, réitère ses messages d’alerte alors qu’elle annonce un repli de près de 45% du chiffre d’affaires-magasins des enseignes de son panel en mars par rapport à la même période en 2019. Cette étude est réalisée auprès de 50 enseignes d'habillement représentant plus de 8.000 magasins. Celle-ci relève que malgré une hausse de 150% des ventes en ligne, les ventes cumulées en boutiques et sur le net sont en retrait de 40%. Le trafic a par ailleurs baissé de près 15% pour les magasins restés ouverts en mars. Enfin, sur le premier trimestre, les enseignes consultées ont vu leur chiffre d’affaires être en recul de 33% par rapport à 2019.

"Moins 45% de chiffre d'affaires en mars pour les réseaux d'enseignes, c'est considérable ! Pourtant le Gouvernement n'a eu aucun témoignage de soutien ou d'empathie envers nos entreprises à qui il demande des sacrifices majeurs depuis le 31 janvier et pour les semaines à venir ! Il est grand temps de reconnaître que les commerces de moyennes et grandes tailles souffrent autant que les petits et d'agir en conséquence en renforçant les aides et en élargissant les bénéficiaires afin que toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, soient enfin véritablement soutenues, déclare dans un communiqué Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce. Il y a encore trop d'entreprises qui n'ont pas perçu d'aides, qui n'ont pas droit au fonds de solidarité et qui n'ont pas droit à la prise en charge sur les coûts fixes malgré une perte importante de chiffre d'affaires. Nombreux sont les commerçants qui en février ont perdu plus de 40% de leur activité mais qui ne touchent rien parce qu'ils restent tout juste sous le seuil de 50% de perte qui conditionne les aides. Les aides doivent être à la hauteur des efforts colossaux consentis par les entreprises du commerce depuis plus d'un an".
 

Les centres commerciaux de plus de 20.000 mètres carrés sont fermés depuis le 1er février - AFP



À noter que les enseignes ont pour beaucoup pu recourir aux prêts garantis par l’État et aux dispositifs d’activités partielles. Cependant nombre d’entre elles ne sont en effet pas entrées, soit en raison de leur taille, soit en raison de leur pourcentage de perte de chiffre d’affaires, dans le périmètre d’autres dispositifs. Alors que la situation financière se tend pour nombre de groupes, l’Alliance du commerce souhaiterait voir ces acteurs également accompagnés par l’État, qui a annoncé cette semaine que les mesures mises en place coûteraient 11 milliards d’euros par mois à la collectivité.
 
L’Alliance relève que trois items pèsent sur ces sociétés: les stocks, les salaires et les loyers. Pour chacun le gouvernement a, selon l’organisation mis en place des dispositifs qui n’intègrent pas les enjeux des enseignes. Ainsi, elle relève que le récent dispositif de soutien sur les stocks "exclut toutes les enseignes en réseau alors même qu'elles doivent faire face à des surstocks pouvant aller jusqu'à 20% pour la saison Automne/Hiver 2020" ou encore que tous les acteurs du commerce sont dans l’attente du dispositif d'indemnisation des loyers et charges locatives annoncé par le ministre de l'Économie et des Finances en février.
 

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