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L’Angleterre s’interroge sur son modèle "high street"

Publié le
today 19 mars 2013
Temps de lecture
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L’hémorragie continue. Depuis le début de l’année, les grandes rues commerçantes britanniques ont vu les enseignes Jessops (impressions), HMV (CD et livres) et Blockbuster (films) placées en procédure d’administration (redressement judiciaire). Résultat: nombre de magasins ferment et le paysage des centres-villes se modifie considérablement.

Des enseignes phares des rue commerçantes britanniques sont aujourd'hui en grande difficultés. Photos AFP. - Photo: AFP


La presse locale et nationale outre-Manche n’en finit plus de détailler la transformation de ses "High streets" qui accueillaient encore il y a quelques temps les fleurons du "retail" d'Albion. Mais depuis la mise sous administration de Woolworths, fin 2008, nombre de ceux-ci ont fait défaut et magasins de déstockage, loteries et fast-foods prennent le relais. Quand la surface ne reste pas, tout simplement, fermée.
Il y a quelques semaines, Local Data Company (LDC), spécialiste de la collecte de données sur le retail, estimait que 1400 magasins avaient récemment fermé ou étaient menacés de fermeture. Plus de 45% d’entre eux se situent sur ces artères principales. LDC explique qu’au niveau national, le taux de vacance commerciale, qui dépasse aujourd'hui les 10%, pourrait atteindre 19%, si ces locaux ne sont pas repris.
Le site This is Money rapporte également les propos de Julie Palmer, associé de Begbies Traynor, un spécialiste du recouvrement, qui estime que 140 chaînes britanniques sont sur la liste de surveillance "critique".

Repenser la ville
Dans ce cadre, les enseignes comme les villes commencent à revoir leur vision du "bricks and mortar", le commerce physique. Ainsi le groupe Aurora Fashions, qui gère les enseignes Oasis et Warehouse mais aussi Coast, vient d’annoncer une restructuration, notamment pour faire face au ralentissement d’activité dans ses magasins. "Le retail ce n’est plus diriger un modèle opérationnel en bricks and mortar, explique Derek Lovelock, le président du groupe. Une chose que nous avons réalisée via notre succès en omnichannel. Nos business doivent s’adapter et utiliser nombre de canaux de distribution pour s’assurer de capitaliser sur les changements globaux du secteur de la vente au détail".

Pour les mairies, il serait donc temps de revoir leur conception de leurs centres-villes. C’est ce que souligne le Huffington Post dans un article daté du 6 mars, mentionnant le Royal Town Planning Institute qui préconisait: "Les centres-villes devraient voir à être rénovés via le développement de ce que la commission nomme "lifetime neighbourhoods". C'est-à-dire que les centres-villes deviennent l’endroit central pour le recours aux services publics et privés comme l’éducation, la santé, l’associatif…

Si vraisemblablement, l’Angleterre a besoin de revitaliser ses artères avec d’autres activités que le commerce, reste que cette transition devrait prendre quelques temps. On imagine mal les propriétaires des locaux, bercés depuis des décennies par les (souvent) confortables loyers des activités commerciales, se résoudre facilement à abandonner leurs lucratives habitudes.

Les commerçants de Regent Street ont mis leurs ressources en commun. Photo Ben Stansall/AFP/Getty Images - AFP

Pour autant, le verdict fait consensus: le commerce de détail n’est pas mort. Il s’adapte et, pour les grandes chaînes, se concentre sur les cœurs commerçants des villes. Là où se focalisent les flux locaux et touristiques. L’efficience des magasins est plus que jamais la clé de la survie du commerce physique. Et le Huffington Post de citer l’exemple des enseignes de Regent street qui, en créant un site logistique en dehors de la rue et un service de distribution commun, ont à la fois réduit de 80% les livraisons dans la rue commerçante et permis l’agrandissement des surfaces de vente des boutiques en gagnant sur les réserves historiques. L’interaction avec l’e-commerce, des appels en vitrine adaptés à la clientèle passant dans la rue selon le jour ou l’heure de la journée, ou encore dans le futur l’utilisation des imprimantes 3D pour répondre aux attentes de personnalisation et de sur-mesure des clients sont d’autres pistes.

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