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30 avr. 2020
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L'appel à l'aide des détaillants indépendants d'habillement

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30 avr. 2020

Alors que la Fédération Nationale de l'Habillement table sur une perte de 40 % de chiffre d'affaires annuel en 2020, les commerces indépendants s'alarment de "l'indifférence" du gouvernement quant à leurs difficultés particulières liées aux stocks. La FNH a publié le 30 avril une liste de six demandes adressées à l'exécutif.


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"Il s’agit de sauver plus de 30 000 entreprises, 100 000 emplois directs, 12 milliards de chiffre d’affaires dans une branche qui regroupe les commerces d’habillement, les lingeries, les merceries, le linge de maison et les rideaux voilage et accessoires de mode", indique le communiqué. "Des commerces de centre-ville, pour lesquelles la Fédération s’est longtemps battue jusqu’à participer à la création 'd’Action Cœur de ville'."

La FNH réclame que le Fonds de Solidarité soit ouvert aux entreprises de plus de 10 salariés et réalisant jusqu'à 2 millions d'euros de chiffres d'affaires, ainsi que le maintien des dispositifs actuels du chômage partiel jusqu'à la fin de l'année. A cela s'ajoutent une exonération de charges sociales et patronales pour la période du 15 mars au 31 décembre, et une exonération d'impôts et charges fiscales pour les entreprises (abattement de 50 % sur le foncier, SPRE et SACEM). La Fédération demande par ailleurs un report des échéanciers bancaires pour 12 mois à compter du 1er septembre, et un aménagement du prêt garanti par l'État (PGE) en l'alignant sur le prêt Tourisme de la BPI (avec franchise de 24 mois et durée de remboursement portée à 10 ans, à taux zéro).

"Contrairement aux autres entreprises, nous portons aussi nos stocks, qui pour la saison de printemps sont déjà sacrifiés. Plus de la moitié de nos engagements financiers y sont consacrés. Par ailleurs, si l’on se fonde sur les études comportementales des consommateurs, le redémarrage se fera de manière faible avec une baisse de chiffres d’affaires de -80 % et graduelle" affirme Eric Mertz, président de la FNH, dont le communiqué souligne la difficulté des entreprises du textile/habillement à décrocher les prêts garantis par l'État : seules 20 % d'entre-elles auraient réussi à en obtenir un de la part des banques.

"Nous sommes aussi les rouages d’une société qui aujourd’hui souffre et se déchire, nous pouvons y apporter des valeurs, du travail, du respect des choses bien faites, des emplois car nous savons aussi transmettre nos savoirs à des français sans qualification et depuis des années, nous sommes des entreprises inclusives" s’exclame Eric Mertz. "La preuve en est la réouverture des merceries et magasins spécialisés de tissus pour notamment la fabrication des masques. Si l’on peut se réjouir de la solidarité des couturières, des retoucheuses, des mercières pour la fabrication de masques grand public en vue de la protection de nos concitoyens, nous devons nous inquiéter des spécialistes du vêtements de cérémonie, qui eux ne pourront pas redémarrer leur activité avant un long moment..."

En parallèle de ses revendications, la FNH a soumis cette semaine à l'exécutif un projet de guide de bonnes pratiques sanitaires. Document qui devrait être communiqué aux commerçants durant la première semaine de mai. Car, à l'instar d'autres fédérations du commerce d'habillement, la FNH s'inquiète du cadre sanitaire qu'il faudra prendre en compte lors de la relance des ventes, le secteur présentant des spécificités, comme l'essayage des vêtements (relire notre dossier "Déconfinement : quelles règles sanitaires pour le commerce de mode ?")
 

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